L’illusion de l’Amour – Régina Augusto

L’illusion de l’amour

Rien n’y fait tu vois ! C’est comme ça chaque fois
J’aime de tout mon cœur et quand vient le malheur,
Je me demande pourquoi l’amour n’a pas de loi
Et pourquoi le bonheur fait verser tant de pleurs.

Quand j’aime follement, vient très vite le temps
Ou le doute s’installe et transforme l’idéal,
En fiasco déchirant quand l’amour est fuyant
La fin toujours brutale nous laisse le cœur sale.

Et on peut tout donner, ce dont on a rêvé
Ne ressemble jamais à ce que l’on voulait,
On essaie de créer un cocon maîtrisé 
Un amour trop parfait, on veut croire que c’est vrai.

Et le temps nous rappelle, l’amour de « lui et elle »
Ressemble à un mystère qui vit dans l’éphémère,
Si l’histoire est si belle, elle est aussi cruelle
Nis espoirs s’enterrent quand les liens se desserrent.

Les feux de la passion lorsque nous les vivions
Causent la cécité des âmes les plus sensées,
Quand revient la raison une toute autre émotion
Revient nous harceler, la douleur du rejet.

Le bonheur est fragile il ne tient qu’à un fil
A le vouloir si fort chaque fois on ignore
Ce qu’il y a de futile dans les amours serviles
L’amour est un décor qui épuise nos efforts.

Régina Augusto Auteure.
Texte protégé.

Délicatesse

0 0 votes
NOTER LE TEXTE

Nombre de Vues:

19 vues
S'abonner
Me notifier pour :
guest
2 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Snow Poppers
Membre
26 juillet 2018 1 h 12 min

A trop rêver de l’amour et aimer celui-ci avant même d’aimer l’Être en face, surpassant tous les petits complexes émotionnels qu’impose la nécessité de l’autre, on se noie dans l’égoïsme pur de son propre amour. L’amour n’a jamais été un décor excepté si l’on considère le besoin “d’une moitié” “d’un faire-valoir”, tout cela dans le but de se sentir aimé comme on l’a toujours voulu, de voir enfin presque concret l’aboutissement du sentiment photocopié un peu sur walt disney et un peu sur le pastiche des parents et leur bancale stabilité.
Le véritable Amour est désintéressé et n’attend rien de la personne en face comme il n’attend pas pour se soustraire aux petites insécurités aspirant une autre durabilité, celles de la sécurité affective, vouloir contrôler l’amour c’est comme vouloir contrôler l’eau avec une passoire, si tu n’es pas prête a considérer que tes trous sont le problème et non l’Amour en lui-même jamais il ne sera bénéfique comme il saurait l’être dans sa réelle vacuité, nécessaire au réel abandon et désintérêt. Ce n’est pas l’Amour qui épuise les efforts, car pour l’amour l’effort n’est qu’un postulat, il t’apprends plus d’endurance que ta force ne pouvait le concevoir, hors ce sont les Hommes et leurs misérabilisme fantasmo-sentimental qui leur nuit et épuise les petits gisements exaltés de leur creuse passion.
Ce n’est pas l’homme susnommé que tu aimas en réalité, mais le mensonge de ce qui éblouit si fort qu’il en rend aveugle (comme un dicton daubé le dit), le mensonge d’un petit refuge soit-disant sacré. Puis, au pire, l’Amour n’est vraiment qu’une orgie moléculaire destinée à ce que deux êtres enfantent et torchent, dans une durée d’environ trois ans, l’éducation du chiard. Mais les couples préfèrent s’encroûter, se salir et se désintéresser, persister ou encore se haïr plutôt que de sagement décider de rompre.

Je finirai par cette citation connue, que peu doivent appliquer à l’amour : “Un peuple (ou un individu) prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux” du gros Benjamin Franklin (lui aussi devait savoir lacer ses chaussures et compter deux par deux).

Ptdr lamour é more

Véronique Monsigny
Membre
2 avril 2016 22 h 48 min

C’est tres beau Regina ! Je vous souhaite un amour comme vos vers : serein, coulant de source et qui trouve son sens et sa force dans la durée. C’est en tour cas ce que je ressens en les lisant. Bonne nuit ????????