L’hiver s’impose au printemps – Vincent Wesolek
Le printemps riait à la chaleur de l’hiver; Le printemps ignorait la froideur de l’enfer; Mais l’hiver portait le visage du printemps; Maudit soit l’hiver qui dévore le vivant.
Alexandrins et Vers + 12 syllabes de l’Espace Poésie
Le printemps riait à la chaleur de l’hiver; Le printemps ignorait la froideur de l’enfer; Mais l’hiver portait le visage du printemps; Maudit soit l’hiver qui dévore le vivant.
On a tous dans la tête, un grenier, une armoire, Coffre à jouets, une malle, du bois de nos enfances Et quand le coeur s’emballe, en musique, comme en transe L’ouvrage brodé, en fait, est dentelle illusoire Confiture en cuisine, papier, photos, jaunies Si loin la balançoire, la craie sur le tableau Le … Lire plus
* La petite étrangère aux semelles d’errances, Aux poignets gracieux et aux doigts si agiles, Est un ange sur terre, elle sait taire ses souffrances, Les traitements odieux faits aux femmes fragiles, ¤ Ces gestes doux et sauvages à la fois sont caresses, En une danse exotique, talons cadencés, Sourcils froncés, visage de superbe tigresse, … Lire plus
Je suis une feuille perdue au bout d’une branche Non loin, d’autres feuilles virevoltent dans le vent Nous sommes toutes vertes, mais je dois être la plus franche Tirant sur mes nervures, pour aller de l’avant Chères congénères qui m’êtes si proches et pourtant, Jamais, jamais, nous franchirons le faible espace Que traverse, … Lire plus
* Derrière la haie épaisse, scrutez par la porte basse L’escalier d’un palais de poupées et d’enfants De nos rêves la promesse, au calme d’une impasse Notre havre de paix, notre “enfin !” triomphant Son jardin aux belles roses, escargots et abeilles Sa vigne et son figuier, ses rondes pommes et cerises Toute blanche, elle … Lire plus
Elle ôte lentement sa robe de patience, Et ceint ses frêles bras d’un souffle de clarté, Deux ailes de lumière, un souffle d’espérance, La portent hors du temps, vers l’éternelle été. Elle effleure en dansant les fleurs de la prairie, Puis monte pas à pas les marches de l’éther, Son rire fait trembler les … Lire plus
Je suis impatient. Je surveille la route, Car j’attends mes cousins sous les pommiers en fleurs. J’ai dix ans, dans un pré, neuf ou dix vaches broutent, Soudain, j’entends un bruit, le râle d’un moteur. * C’est bien eux, ça y est, les vacances commencent ! Pour aller découvrir par sentiers et chemin En tendres … Lire plus
Il serait plus beau d’éclairer que de briller A en croire le docteur angélique saint Thomas Des gens sans profondeur ne veulent qu’illuminer Espérant récolter sur leur tête des éclats. Quand la lumière nous est offerte du dedans Par des âmes radieuses ou par l’être suprême Elle suinte en douceur tout naturellement … Lire plus
Au-dessus du plus haut que le plus haut des cieux A l’infini s’étend comme un ballon baudruche Qui gonfle peu à peu léger comme la peluche Cet immense univers est ce qu’il y a de mieux. Le hasard n’a jamais pu gonfler ce ballon Placé au bout du souffle du Maître Créateur Nous sommes … Lire plus
En effritant le jour à grands coups de bâtons Le vent de l’univers verse de l’orangeade Sur des astres de plomb dont le troupeau nomade Erre comme un soleil qui se lève à tâtons. La laine de la nuit au fil de ses matons Ebouriffe le miel d’une claire cascade Que des roches en … Lire plus
LA PRAIRIE DE VIRGINIE Longtemps, j’ai cheminé, par les voies et l’herbage. Un peu lasse, un jour, et près d’un arbrisseau, Mes songes sous le vent m’ont murmuré mon âge : « Il faut cesser ici, et poser le tableau ! » J’ai peint, dans mes pensées, une maison, des roses, Des fruits, … Lire plus
Les mots sont des couperets parfois mal aiguisés, Ils arrachent nos chairs comme des couteaux crantés, Des poignards effilés qui s’enfoncent dans le cœur Lentement mais sûrement sans aucune pitié. Le mot est assassin lorsqu’il est bien choisi, Il vous torture le jour et vous ronge la nuit, Il vous foudroie les jambes quand on … Lire plus