– Hey man ! – Saxo, jazz, Sonny Rollins. Un grand monsieur de l’improvisation. Une présence scénique d’une qualité rare. Gérard Lepoutre

Bonjour à tous et toutes,

Hommage à un grand artiste contemporain de jazz : Sonny Rollins

Hey man !

Sonny Rollins, du jazz !

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Un fabuleux saxophoniste ténor ;

Originaire d’Harlem, un géant du bebop,

Du hard bop !

Ecoutez les interprétations de « The Bridge »

Et, de « Saxophone Colossus », des chefs-d’œuvre !

Un son large, chaud, un grain délicatement rugueux,

La note tenue sculptée, non vibrée !

De longues phrases musicales jouées sur scène ;

Les mouvements du corps accompagnant le rythme !

Des ruptures soudaines coupent, relancent, détournent les morceaux,

Et, une manière unique de maîtriser le silence, les respirations !

Rollins transfigure, répète, déforme un motif de trois notes !

Il improvise encore, et encore, toujours, sans se lasser 

Sur « Ténor Madness » , « Way Out West »… ;

Cet homme d’exception incarne une figure philosophique du jazz !

Il cherche la vérité du moment dans le son ; une quête intérieure !

Dès l’attaque des premières notes, l’on reconnaît son style !

Il joue debout, ancré comme un marcheur ;

A son domicile de woodstock, à l’âge de 95 ans, il rejoint les Cieux et les Étoiles, le 25 mai 2026.

Vous appréciez les talents d’un comédien, d’un acteur, d’un artiste, d’un chanteur ?… Ecrivez ! Adressez votre écrit sur le site Plume de Poète. Merci, et bonne journée à vous.

G.L. Gérard Lepoutre.

Gérard Lepoutre

Gérard Lepoutre (211)

Bonjour à tous,

J'ai 70 ans, né en 1955. Instituteur de formation, je vis dans les Hauts-de-France en banlieue lilloise ; j'suis un ch'ti. Je lis et écris régulièrement de la poésie. C'est une passion au même titre que la musique. J'aime le monde des arts. J'apprécie l'Histoire, les sciences humaines, la géographie aussi. Les découvertes des Hommes me font vibrer.
Les principaux élans de vie s'expriment essentiellement dans ce qu''on apprécie de faire. Rien, à mon sens, ne peut remplacer la motivation, l'envie d'aller de l'avant. En écrivant, l'on transmet un peu de soi, l'on éprouve le sentiment d'être vivant. L'on sème quelques graines qui parfois lèveront. L'on comble aussi des vides inéluctables de l'existence. Lisez donc, écrivez, faites-vous plaisir, inventez, créez. Réalisez-vous ! Faites-vous confiance !
Cordialement.
G.L.

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3 Commentaires
Sarah Gastard
30 mai 2026 18 h 33 min

Gérard,

Je vais placer un texte de mon âme-soeur Philippe Nollet (monté aux cieux en 2023), qui figure dans son livre “Eight jazzmen”. Comme toi Philippe est du Nord de la France.
Toutes mes pensées s’envolent vers lui.

J’ai choisi son texte sur Thelonious Monk, qu’il affectionnait particulièrement.

“Thelonious Monk

Le plus grand silence, en pleine nuit de préférence, puis les premières notes détachées de tout, gracieuses et hautaines, fortes jusque dans leur fragilité extrême… et la lumière nous gagne, tendrement.. il suffit de fermer les yeux pour entendre respirer en soi, à en perdre le souffle, l’inexorable foi dont on tire les fruits mûrs dans un sol aride.

Quelques accords plus lourds ensuite, qu’on essaie de saisir au vol : tout ce qui monte de la main gauche est un pur don du ciel, mais la droite aussi est terrible. Je prête l’oreille : un souffle de contrebasse dans la gamme rutilante s’y reprend à quatre fois – peut-être cinq – pour étirer le temps jusqu’à dislocation… une poignée de cymbales entre le Diable et Dieu, comme le feu d’artifice d’une poudrière qui saute, et la suavité enfin des touches du piano à peine effleurées – ou, au contraire, brutalement retranchées dans une zone éternellement circonscrite…

Piano… piano… piano hors du monde… toutes les ressources d’intelligence et de beauté d’une simple main. Par quel acte de bravoure, un jour et quelque part, a-t-on bien pu mériter ça ? Piano hors du monde pour mieux le pénétrer, aussi profond, aussi léger, aussi sensé que les piliers du temps, aussi somptueusement triste que la dernière aube du condamné dont le tour est enfin venu… ça monte et ça redescend inévitablement… beaucoup de dièses, comme dans un goutte à goutte de sensations, un remous qui n’est initialement qu’une simple vague d’accords – mais celle-ci plus grande que la douceur des femmes et aussi douloureuse – comment croire que ce soit possible ? – et plus secrète que le sens caché en toute chose… une houle sainte et oeuvrant sans repos, ou passant suavement à travers les mailles de mes filets.

Cette invitation au départ, aucune route n’y conduit vraiment, même à pas comptés. Ce qui nous attend là, c’est ce qui n’existe pas encore et va pourtant mourir, les deux noués dans une nasse inextricable. Génuflexion : revoici la musique de Monk, radieuse en nous et orpheline du moindre instant vécu, qui sait que la joie gagne toujours, pour finir.”

Philippe Nollet

Jean-Marie Audrain
Membre
30 mai 2026 12 h 01 min

Etant depuis toujours fan de jazz je connais et apprécie ce Sonny. Un colosse du ténor Merci Gérard pour l’info occultée par l’affaire Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiick !