Le ministère de l’intérieur – Blaise Boudet

 

LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

 

Ah c’est un immense mystère que l’intérieur
Partout on dit que la solution est en soi
Je voudrais tellement pouvoir le croire en cœur
Et pourtant c’est bien plus compliqué qu’on le croit

Qui peut donc avoir l’extrême outrecuidance
D’imaginer que dans ce monde relié
Comme les chapitres d’un livre si riche et si dense
L’on puisse se barricader en sa belle Psyché

J’ai souvent été tenté de me réfugier
Dans cet espace personnel pourtant réel
Mais au bout d’un moment plus forcé que pensé
J’ai compris que c’est une prison qui s’emmêle

Le mot prison est dur et semble sans nuance
Mais il s’agit vraiment d’une vraie illusion
Qui suis-je pour déterminer ainsi cette tance
Vais-je plonger dans ce verre de demi-ration

Mon regard est t-il si diffèrent du votre
Voyez vous une toute autre réalité
Ce sont mille et une vérités qui sont les nôtres
En un patchwork inouï elles sont comptées

Toutes ces expériences sont totalisées
Dans des bases de données bien artificielles
Elles sont bien minutieusement localisées
Leurs sources centralisées sont bien virtuelles

Des gens de pouvoir les associent en un tout
Qui ne saurait rester plus longtemps inutile
Des sociétés se vantent même de cet atout
De contrôle des vies sur vos jolis mobiles

Mais je suis moi aussi bien l’un d’entre vous tous
De même chacun d’entre vous est pris dans ce vent
Car oui c’est un grand vent qui moissonne les fous
Excusez moi un peu pour ce mot qui dément

Il voudrait démentir mes vers quelques peu lourds
Mais ils sont un cri de raison pour alerter
Tout ce qui en vous est capable de tant d’Amour
Un chant du cœur pour vous dire de résister

Les Cités de l’Histoire nous ont volé nos êtres
Ce sont les codes du Droit qui l’ont stipulé
Depuis des millénaires ils vous font transparaître
Qu’ils sont vos intérêts et que tout est calé

Mais c’est un fond de cale à bord d’une galère
Et ensemble nous ramons en nous croyant libres
Dès notre naissance nous avons été gérés
Fiduciaires nous sommes des objets pour survivre

Des marchandises précieuses d’une loi maritime
Une cargaison d’Âmes inscrite dans des registres
Les souverainetés ne sont que des maximes
Nous ne filons ensemble qu’une laine bien triste

C’est un ministère qui nous administre
Et nous ne le réalisons jamais assez
Nous sommes nés au dedans de ces longues listes
Les destins des bébés qui naissent sont affichés

Vous risquez de me prendre pour un dérangé
Et d’une certaine façon vous aurez raison
Car je sors du rang que l’on m’a aménagé
Car mon être m’appartient en ma propre nation

Vous jugerez que je suis bien présomptueux
Et je ne vous présenterai pas mon véto
Tout ce contrat social n’est qu’une poudre aux yeux
Elle maquille nos existences en mode « auto »

Quand Dame Nature nous pousse vers le jour
Pourquoi croyez vous qu’un acte de naissance
Soit exigé si vite par ces maîtres vautours
Que sont les administrateurs de la puissance

Puissants qui d’entrée de jeu veulent dominer
Pour vous immatriculer et vous embarquer
Vers les parcs clôturés qui vous font ruminer
Parfois toute la Vie en vous ayant marqué

Il n’y a point de fer rouge pour vous illuminer
Ni même de fil blanc pour vous cadenasser
Juste des contrats pour faire de vous des damnés
Ils nous privent de nos rêves pour nous nasser

Bien sûr ils sont malins et créeront l’exception
Mais ca ne dérogera point à leurs règles
Au nom de la loi ils feront votre station
Les ondes de vos cris se perdront dans la pègre

Les Âmes ne crient pas sur un mode vocal
Elles vous soufflent sur la tête comme des vents
Leurs secrètes missives s’écoulent dans le mental
Et parfois nos passages en sont les hurlements

Je voudrais vous conter fleurette et poésies
Vous proposer des lumières sans les ombres
Ca ferait de moi le menteur d’une hérésie
À l’intérieur de l’Âme réside notre nombre

Le nombre qui est le nom chez nos amis Ibères
El Hombre es el sombrero de la Vida
Il n’est pas un numéro classique ce grand Un
Le nombre du Tout qui fait sa belle omerta

Comment plaire à nos ego quand le Tout est Un
Impossible manège que celui de ce cirque
De Rome jusqu’à Métropolis tout reste Humain
Le transhumanisme n’aura pas de portique

Il ne peut pas exister de transhumance
Dans le béton armé des vraies consciences
C’est là que se dilate toute mon espérance
Et que doivent pousser les arbres de nos patiences

Les bergers sont en nous mais nous sommes les brebis
Ensemble nous casserons les cordes qui nous attachent
À des boulets invisibles de partis pris
Nous allons nous élever au-dessus des rages

Il y a deux conditions pour ce joli faire
Chasser toutes les peurs qui sont préfabriquées
Nous serrer les coudes et nous unir sur Terre
Si nous y parvenons ils seront démasqués

Le ministère de l’intérieur est bien en vous
Vous êtes les suzerains de toutes vos actions
Chacune a un vrai sens et en vous se dévoue
Pour être le riverain direct de la Nation

Car la Nation ce n’est autre que vous ensemble
Les Indiens d’Amérique l’avaient bien intégré
Ce code sacré de la coexistence humble
Du village des familles et des enfants créés.

Sais tu ce que désigne la « Motu Propria »
Connaissez vous cette « Pontifex Maximus »
Comprends tu les enjeux d’la « Big Reset Mania »
Sais tu ce que sera le « Sino Minimus”

Six mille ans et plus ont déterminé nos vies
La grande illusion de nos libertés chéries
N’est que le repaire de toutes nos chienlits
Du pire au moins pire leurs empires sont l’égérie

Ils nous montrent une drôle de Dame en rouge
Nos femmes sont leurs objets de convoitises cupides
Ils infestent nos films de la violence des bouges
De leurs antres noirâtres de faux lucides

Ils sont ceux qui vous passent de la pommade verte
Et ceux qui vous pointent des boutons pourris de rose
Ils zappent les affres des Tibétaines qui on tant souffert
De voir leurs hommes partis dans de drôles de camps

Comment penser à une sagesse possible
Quand nous avons le courage de regarder
Vraiment la vérité en face et l’indicible
Nos pouvoirs sont lâches et nous devons les larguer

L’ermite ne pourra pas se mettre à la page
Les mégalopoles ne pourront continuer
Les rois et les empereurs ne sont pas des mages
Ils tomberont comme des mouches agglutinées

Je rêve et je vis avec toutes mes forces
Je ne suis pas seul à entendre l’alarme
J’entends les gongs et les cloches de la grand farce
Je ressens vibrer les énergies des larmes

Le ministre de mon intérieur est un pionnier
Les cases de l’échiquier sont les rocs de mon gué
Je ne deviendrai pas leur triste prisonnier
Il leur faudrait m’occire pour faire de moi leur dé

Je m’administrerai mon propre chant de mine
Mes plumes je leurs donnerai de cette encre bleue
Mes boites à images ne crieront pas famine
Mes regards transperceront leurs yeux globuleux

Être au centre de mon temps et de mon espace
C’est là bien suffisante et grande mission de vie
Ils ne m’administreront rien qui ne me fâche
Et je souhaite sur le Grand Arbre un chemin béni

Nous sommes nos ministres et faisons nos états
Les p’tits chefs de la foire ne sont que Pinocchios
Les gourous du Globe crouleront sous leurs catas
Les banquiers tomberont du haut de leurs agios

Ministre de l’intérieur je suivrai ma prescience
Auto gestion naturelle libre de droits
Je suis l’un d’entre vous et je veux votre alliance
Car je sais bien qu’unis nous serons plus adroits

~~~~~~~☆☆☆☆☆☆☆~~~~~~~

Cette quarantaine de strophes m’aura demandé quelques heures de travail, mais il fallait que je sublime ma colère et que j’explique ce qui est, et ce qui je le crois, doit advenir.
Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes une somme de milliards. Tous différents et tous pareils dans nos sources premières, dans nos bontés et dans nos richesses humaines nous avons la responsabilité de nos vies qui sont bel et bien dans le creux de nos mains.
Des poignées de grains de sable pour symboliser la matière de nos corps. Chaque grain est imbibé d’Eau et cela symbolise notre Âme. Il n’y a pas de sablier. Juste notre main et tous nos talents.
La paume de nos mains doit protéger cette somme faite de sable et d’eau.
C’est l’affaire de tous. C’est le meilleur des business-plans. Ne les laissons pas nous voler plus nos existences.
Ouvrez vous en grand vers l’invisible essentiel,
Car c’est notre existence, notre Rose. Aucun maître n’a le droit d’en faire son sablier sur un bureau d’argent ou d’or.

Narbonne, déjà 18h33, en ce vendredi 11 juin 2021

Blaise Boudet

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Bienvenue. Je suis un poete par l'image photographique avant de l'être devenu avec les mots.
J'aime écrire. Parfois c'est pulsionnel. Parfois c'est une légitime défense ou un réflexe de survie. Parfois c'est un jeu. Parfois c'est contemplatif ou enthousiaste.
D'autres fois c'est magique, mystérieux, amoureux et lyrique.
Mais toujours c'est sincère et émerveillé.
Je n'ai jamais publié mes textes ou mes photographies dans des livres. Je veux le faire.
Car je crois qu'il est temps et que j'ai acquis mon style à moi et que mon regard s'est enrichi.
A toutes personne,professionnellement insérée dans le monde des livres et de l'édition, qui me lirait et qui remarquerait mes images, je demande des coups de pourse, afin de partager plus le fruit de mes travaux et les expressions de ma sensibilité visuelle et littéraire.
Bonne lecture. Bonne méditation et bon voyage dans mon monde tressé de letttres et de photographies.

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