Dans le regard le sel et le ciel – Fattoum Abidi.

Dans le regard le sel et le ciel

 

Dans le regard le sel sensible,

Se transforme en pleurs horribles

Dans le regard la couleur bleu-azur,

Nous transporte dans l’espace loin de l’amertume.

 

Dans le cœur vibre les fibres de la mélancolie,

Le ballet de la tragédie humaine flotte sans note

Le peuple erre et il se stationne devant le palais de la souffrance,

Ses enfants cherchent  à fuir  l’indifférence infligée aux rescapés

 

Dans le regard du temps,

Il pleut, des perles de pluies tristes se déversent,

La neige  apaise la tristesse farouche des moulins,

Le ballet chante la mélancolie de la liberté violée.

 

Dans le regard le sel fugitif,

Se fond de nervosité et il coule en eau,

La résistance  de la sagesse est blessée,

La colombe vole et elle apaise les sans abris.

 

La rue observe tristement ses gens pauvres,

L’arbre couve d’affection les petits oiseaux orphelins,

Je suis debout sous les panneaux de la liberté,

L’oie nage dans le lac de la dignité enceinte d’un bébé mirage.

© Fattoum Abidi 5.5.2016

 

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Fattoum Abidi

Fattoum Abidi (1)

Après des études universitaires en philosophie à Tunis et en littérature française à la Sorbonne Paris IV, Fattoum Abidi, Tunisienne d’origine, est aujourd’hui fonctionnaire à la télévision.
Depuis l’âge de 14 ans, elle aime écrire et peindre. Elle a d’ailleurs trois romans à son actif en cours d’achèvement. Et elle prépare ses expositions personnelles de peinture dans l'art contemporain. Et elle a participé dans des e books de poésie avec des poètes de tous les coins du monde suite à des concours de groupes sur facebook

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Boetiane
Membre
6 mai 2016 15 h 14 min

« dans le regard le sel, le ciel _ce ballet transparent » >>> oui, c’est ce que j’écrivais hier à propos de ton splendide haïku « larme chaude sue »

mots que tu déclines aujourd’hui plus abondamment, rapportant jusqu’à maintenant _et jusqu’ici le spectacle millénaire de l’homme et de sa blessure. Images tristement dupliquées un peu partout sur terre, contre le tableau tout aussi permanent des choses belles >>> et heureusement, qu’il y en a^^, comme cette esquisse dans le dernier vers du poème :

« L’oie nage dans le lac de la dignité enceinte d’un bébé mirage »

merci Fattoum : )