“Verrai-je” Kamel usbek

Verrai-je l’onde fignoler ses beaux rubis,

L’éclat de son regard, illuminant ma nuit,

Son incarnate pudeur, sans un mot, ni bruit.

Ses vifs effluves, attisés par ses lubies.

Verrai-je son corps bronzé sur mon sable chaud,

Adossé à mon cil, ou mon rêve le plus beau.

Son sourire gracieux, lieu de mon échafaud,

Son souffle allégeant ma plume, mon fardeau.

Verrai-je la douceur de ses fins doigts frêles,

Dans mes mains brûlantes, lors de la grêle,

Ses cheveux qui m’empoignent, m’emprisonnent,

Mon écho, dans sa voix retentit, résonne.

Verrai-je son noble empreinte de reine, 

Sur mon sentier secret, au bout de mes peines;

Que les pas lourdauds de ma chamelle moissonnent,

Et la pointe de ma plume en bottes, façonne.

Verrai-je sa bonté pleine de largesse,

Ses bels écrits crus, qui me donnent l’ivresse,

En points et virgules, je plonge ma sébile,

Saoul que je suis, de son nectar débile.

Verrai-je son noble pas à côté du mien, 

Mon unique rêve parachevant le sien.

Mes humbles rimes enlaçant fort les siennes,
Éprises, folles de notre magicienne.

 

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Christian Satgé
Membre
8 janvier 2019 6 h 43 min

Un fort beau texte d’amour à défaut de fin amour qui, une fois de plus, fait que le pseudo de “troubadour” vous sied à merveille. Bravo et merci pour cet aimable partage…