Paris-Tunis – Jean-Yves Mailleux

Paris-Tunis.

Un ami, un frère, un enfant ferment les paupières,
le repos forcé par le son belliqueux de la guerre,
la tristesse s’invite si vite et la haine est si subite,
que la guillotine menace la civilisation de la faillite,

Sous les lueurs pâles de la lune divisée,
face à l’horreur de l’impulsive réaction,
l’âme s’écartèle et sonne la désunion,
l’humanité de l’homme devient prohibée.

Voici la fin de la douceur programmée,
l’insouciance disparaît au cœur du conflit,
la balance de la justice pénètre dans la nuit,
la sagesse même vainqueresse, sera irradiée.

Enfouir l’émotion vagabonde pour demeurer un homme,
silencieux, porteur d’humilité au milieu des cris de la foule,
insuffler la brise légère aux prédicateurs de la houle,
calfeutrer le berceau et protéger l’éphémère du capharnaüm,

la contagieuse émulation enferme l’univers des nuances,
et la violence de l’abime se nourrit de nos carences,
seule la tempérance peut préserver des abysses,
l’isolement cérébral permettra d’enjamber le précipice.

J.Y.M.

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Plume de Poète
Administrateur
20 mars 2015 7 h 37 min

Ces moments affreux, horribles et sans nom laissent échapper les mots de nos coeurs sur le papier pour dire et écrire à quel point nous sommes tristes de voir cela dans un monde qui se dit “humain”.
Merci pour ce partage d’actualité !