Lassitude – Régina Augusto

Lassitude

Son pas devenu lent il ne compte plus son temps
Il sait bien maintenant qu’il faut vivre au présent,
Il traine ses années comme on traine un boulet
Il est seul et âgé mais refuse de céder.

A la vie qui s’enfuit il ne craint plus la nuit
Cette vie lui a tout prit il n’a plus que des cris,
Les cris de ses douleurs qui assaillent ses heures
Et ceux venant du cœur blessé par les malheurs.

Il regarde les enfants se souvenant d’un temps
Ou l’amour et les chants l’emplissaient joyeusement,
De l’enfant du passé il se sent naufrager
Il a beau le chercher les années l’ont noyé.

Il marche sur la plage recherchant une image
L’ovale d’un visage sans les années d’outrage,
Le cri du goéland le ramène brusquement
Au marin si charmant qu’il a été un temps.

Il trouve dans sa mémoire sa merveilleuse histoire
L’amour et ses espoirs ; son épouse Victoire,
Ses deux enfants chéris la mort a tout repris
Il sait que tout finit il garde ses envies.

Il laissera le jour effacer les contours
De ce besoin d’amour qui le hante toujours,
Quand le jour tombera il s’en retournera
Vers cette vie sans éclats, elle qui n’en finit pas.

Régina Augusto Auteure.
Texte protégé.

beauté florale

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