La plainte Kamel usbek

Quand ses cils se rencontrent et s’entrecroisent,

Ses appas en une symphonie harmonieuse,

Son sourire séraphin aux lèvres pulpeuses,

Le rêve, d’un baiser sur lesquelles on toise.

 

Je suis le berger qui retrouve sa prude,

L’odeur de son parfum discret est mon enclos,

Sa quiétude me fait oublier ma solitude,

je vois en elle mon pâturage et mon eau.

 

Oasis enchantée dans un désert qui boit,

L’amertume du temps, ce voyageur sans toit.

Et le cœur d’un homme, chevauchant hippogriffe,

Prêt à affronter l’hydre ou mourir sous ses griffes.

 

Je suis le vieux marin au milieu de l’océan,

Qui oit le son de sa sirène, à l’horizon.

Sous le souffle d’Éole et l’ire de Poséidon,

Espérer retrouver la terre est un don.

 

Je suis le semeur jetant les semis fatals,

A sa langoureuse bouche vernale,

Où la moisson sur ses joues, ne sera que belle,

Et mes vieux jours de printemps auprès d’elle.

 

Je suis Midas, tout ce que je touche est or,

Je l’orne des plus beaux bijoux et diadèmes,

A ses ordres des milliers d’esclaves et maures,

Les plus doux satins et soies couvrent son derme.

 

Je suis ce troubadour, avec un cœur de poète,

Qui n’a que son amour et ses vers en tête,

Ô! Venin, encre de mes tristesses et peines,

Plaide ma cause auprès de ma poétesse et reine.

 

troubadour © copyright

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