FOUDRE de Badar

__ FOUDRE ___ de Badar …03/2016.
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Je regarde ce ciel, l’oiseau n’a plus ses ailes,
Les nuages sont noirs, il n’y a plus d’espoir.
L’arbre est déraciné, la cime est calcinée.
Personne ne veille, seul l’éclair fait merveille.
Sans tain est mon miroir et le jour se fait rare.
Ô ! triste jour d’été, la fête est terminée.
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Com’ la terre est souillée ; les souliers embourbés,
J’erre dans la forêt, le coeur bien sinistré.
Chorale du matin a perdu son chemin.
Mes yeux sont embués, non je n’ai pas rêvé.
L’orage a fait le plein et mon arbre s’éteint.
Ô ! triste jour d’été, la fête est endeuillée.
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Le ciel en mille feux se joue de mes deux yeux.
Toi chêne en colère telle dame misère
Garde ton mystère, bien mort ; tu es à terre.
Bûcheron bienheureux, lui qui n’est pas peureux.
Ô ! mon arbre enchanteur, tu as perdu ton coeur.
Mon âme est bien en deuil et n’a plus de linceul..
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Toi mon maître à penser, je ne sais plus rêver.
Je ne vais que marcher vers un lointain si près.
Mon demain est absent, il a perdu son vent .
Et même avec le temps, j’ai perdu le printemps.
Pourquoi es- tu parti ? Pourquoi m’as-tu trahi ?
Arbre sans infini, pour moi tout est fini.
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Tous droits réservés © Badar.2016.201306031361-full

Ils ont vidé mes veines,
Ils ont brûlé ton chêne
Toi qui appartiens au bon Dieu,
Ils ont volé tes ailes,
Comme j’en suis malheureux.
Je vais te déposer sur mon cœur
Pour en faire des jours meilleurs.
Reste et respire ma peau,
Je t’assure que tout sera beau.
Nous traverserons la tempête
Nous irons à la conquête
De nos deux âmes bien seules.
Petite coccinelle,
Moi qui ne vois plus rien,
Tu seras mes yeux
Et moi deviendrai tes ailes.

 
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Véronique Monsigny
Membre
7 mars 2016 18 h 57 min

quel déchirement de voir ces arbres mutilés, abattus ou foudroyés…
mais parfois, la coupe est salutaire. Au lendemain de la tempête de 99, j’ai pleuré pensant que je ne reverrai jamais plus ma forêt comme avant. Et bien dix ans après elle était renée de ses cendres et des arbres jeunes avaient pris le relais des vieux arbres usés. alors, la vie est un éternel recommencement…