Ennemis – Naëlle Markham

Nés du même nid, nourris du même sein

Par sa seule voix de fables et comptines bercés

Assoupis tels des chatons, les uns contre les autres lovés

Dans la tiédeur des nuits, dans la tendresse des jours

Elle les revoit, encore enfants, encore innocents.

 

Regards rageurs, dos tournés, paroles blessantes

Nourrie de rancœurs et malentendus,

des raisons longue est la cohorte

Qui au fil des jours de l’amour à la haine les a entraînés

Ses petits, ses enfants… frères et sœurs à jamais ennemis.

 

Impuissance d’une mère pétrifiée de désolation

Tourment de son cœur déchiré

Chagrin.

 

Tous droits réservés©Naëlle Markham

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Naëlle Markham

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J'ai toujours aimé lire et écrire ; même mes études ont suivi cette filière, puisque j'ai passé par la voie "Classique littéraire" (c'est ainsi que s'appelait cette voie de la maturité classique en Suisse à mon époque (le bac en France); les autres choix étaient les "scientifiques", les "socio-économiques", pas ma tasse de thé, les maths et moi, on n'est vraiment pas amis.

En septembre 2018, après qu'un de mes articles a été publié dans la presse papier, mes enfants se sont enfin aperçus, et avec un grand étonnement, que leur mère savait... écrire (c'est vrai que mon métier c'est plutôt de corriger). C'est alors que mon benjamin m'a offert un cahier et un beau stylo, en me sommant de me faire plaisir par l'écriture. Il peut aujourd'hui constater que j'ai suivi son "conseil" (vigoureux le conseil quand même). J'ai ainsi sorti plein de choses de mes tiroirs et terminé en 2019 mon premier roman, La Porteuse de Pluie (débuté en 2013, je l'avais alors intitulé "Rupture" mais il y aurait alors eu un malentendu dès le titre, puisque ma "Rupture" à moi renvoie à un cataclysme survenu quarante ans avant la narration).

Mes lectures ont toujours été très éclectiques, rares sont les sujets qui me font fuir. C'est vraiment très personnel, je ne sais pas à quoi cela tient, mais je suis incapable de lire une biographie ou une autobiographie (dixit le Dr House: tout le monde ment); même topo pour les livres situés à l'époque de la deuxième guerre mondiale, je bloque (et là je n'ai pas d'explication).

Tout comme pour la variété de mes lectures, je ne me suis jamais cantonnée à un genre d'écriture.

La poésie me permet d'exprimer, mieux que la prose, et en très peu de mots (pas de poésie fleuve pour moi plutôt le genre uppercut ), la douleur, le deuil, la violence, ces événements de la vie si traumatisants qu'il est presque impossible de mettre des mots dessus. Heureusement, la vie n'est pas toujours si lourde à porter, alors j'ai d'autres manières d'écrire pour l'appréhender, qu'elle soit réelle ou pas d'ailleurs.

Le fantasy me permet de lâcher la bride à mon imagination qui essaie de prédire l'évolution de ce que nous vivons aujourd'hui (La Porteuse de Pluie se déroule en 2102 - sur amazon - https://www.amazon.fr/porteuse-pluie-Na%C3%ABlle-Markham-ebook/dp/B07X1BK5YQ). Pour nos prédécesseurs de la fin du XIXème, notre époque aurait déjà été de la science-fiction. Quelle sera la nôtre?

Quant au paranormal, j'assume, j'adore imaginer que nous avons tous en nous des dons bridés qui se libéreront un jour (La dernière Plaie / La Porteuse de Pluie).

Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer une vie extra terrestre (voir La dernière Plaie, également sur amazon - https://www.amazon.fr/derni%C3%A8re-plaie-Na%C3%ABlle-Markham-ebook/dp/B08X8V3HPJ/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1614324684&sr=8-1. La loi des probabilités fait qu'elle existe sûrement. Mais quelle forme a-t-elle prise? Pour moi, il est impossible de concevoir que nous soyons seuls dans l'immensité de l'Univers. Un jour, nous saurons.

Quant au reste, beaucoup de mes écrits sont centrés sur des histoires de famille plus ou moins cocasses ou compliquées (La Vérité d'Anna - https://webstory.ch/histoires/la-verite-danna/, La Smalah et tutti quanti - https://webstory.ch/histoires/la-smalah-et-tutti-quanti/).

Alors que mes enfants étaient petits, je leur ai lu tous les contes et fables qui me tombaient sous la main, mais j'ai aussi mis la main à la pâte pour leur tricoter des histoires que je raconte désormais à mes petits-enfants (Comme les doigts de la main, Le Sapin et l'enfant).

Enfin, une dernière chose: la musique. Je n'en fais pas, j'en suis totalement incapable, mais elle est toujours là, dans ma vie, et elle aussi tout aussi variée que mes lectures ou mon écriture; j'ai donc envie de vous faire partager ces opus que j'aime pendant que vous lirez.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture.

Naëlle

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Philippe DUTAILLY
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16 mars 2021 14 h 05 min

Oisillons innocents, parents attentionnés et pourtant ils se poussent dans le nid étroit pour faire tomber leurs sœurs ou leurs frères… Cruelle est la vie, parfois.