Compromis – Philippe Dutailly

Compromis            

                

Émanant de toi,                               

Ce petit air contrit de femme insatisfaite

S’exhalant  de toi         

Un parfum envoûtant aux essences parfaites.

        

J’ai crié mon amour en rimes d’un poème

Et l’écho répétait mes milliers de « je t’aime »

L’extase de l’amour étant chose admise

Tu te donnais tendre et soumise.  

       

Et tes yeux sur moi,                                   

Pénétraient mon regard jusqu’au fond de mon être

Nos corps en émoi                            

Allaient le sublime enfin se reconnaître. 

 

J’ai nagé tes ruisseaux pour atteindre ta source.  

Chaque baiser brûlant regonflait mes ressources.

 N’ayant plus de notion du temps

 Nous nous aimâmes très longtemps.  

                                                       

Et tes mains sur moi,                                 

N’étaient que caresses, brûlantes, indiscrètes

Ta bouche sur moi,                                    

Cherchaient ma volupté dans des zones secrètes    

 

Pourtant, désenchantée, tu désertas l’histoire

Pour aller prospecter de nouveaux territoires

Les héros étaient beaux et sentaient l’aventure

Mais ton bonheur, toujours, finissait en ruptures.

 

Tu revins vers moi

Lorsque l’incartade devint ta servitude.      

Toujours près de moi

Nous partageons à deux, depuis, nos solitudes.

                  

                       25 05 1984

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Philippe DUTAILLY

Philippe DUTAILLY (53)

Tombé amoureux de "L'albatros" de Charles Baudelaire, poème appris lorsque j'étais 'écolier et nourri au hasard de Victor Hugo, Georges Brassens, Léo Ferré, Lamartine et beaucoup d'autres, j'ai commencé à faire rimer les mots vers l'âge de 18 ans. D'abord très inspiré par Brassens, j'ai pris, au fil du temps, mon autonomie pour en venir à des textes plus intimes qui, pour certains, servirent d'exutoire à des émotions mal vécues.

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Anne Cailloux
Membre
21 mars 2021 13 h 59 min

Je ne m’attendais pas à cette fin, plutôt à une faim d’elle…
On ne sais jamais en fin de compte

Lucienne Maville-Anku
Membre
13 février 2021 17 h 19 min

Oh, ces “renards, et les petits renards qui ravagent les vignes”.

Incartade – servitude – solitude
Douloureuses sont certaines expériences de la vie, de son fait ou non.

Merci pour ce partage, Philippe

Dernière publication 11 Mois Texte commenté il y a par Lucienne Maville-Anku