
Les sentiers empruntés dans mon enfance
Étaient tracés par des vaches, sans cloches.
Libres, à l’écoute des merles, l’éloquence,
Paisibles, malgré nos rires à leur approche
Nous n’avions pas d’automne, de feuilles caduques
Mais un ciel bleu, cotonneux de nuages
Sur nos ruisseaux pas le moindre aqueduc
Mais tout autour de l’île, c’était la plage…
Le vélo, pour aller voir les copines
Occasionnait bien quelques sparadraps,
De même que dans les haies, les épines.
Jeunes, en forme, nous jouions les fiers à bras.
Parfois, Papa nous confiait la brouette,
Pour ramasser les bouses à la lisière…
À défaut d’engrais, nous faisions la fête !
Vidangions sodas et bouteilles de bière
Malgré cette absence de tutelle,
Comme les vaches, sans la moindre anicroche
Ou de nos mères, le moindre coup d’ombrelle
Sentiers faisant, jusqu’au bac ; … qu’on décroche !
2024 : Confidences d’un passant. Recueil de 100 poésies. ISBN : 9782384624089