LE PARC OU LA VILLE – Véronique Monsigny

LE PARC OU LA VILLE

 

Passons-nous par le parc, passons-nous par la ville ?

Le parc lui-dit elle semble un trésor avar

Qui sembla s’enfouir pour nous couver avril

En ce jour de printemps il offre ses nectars

 

Il restitue enfin tout ce qu’il nous vola

Le cygne qui sur l’eau glisse, les oiseaux qui friponnent

Tout au long de l’hiver  en son cœur il cella

La terre qui se tapisse, les arbres qui  bourgeonnent

 

La ville lui dit-il malgré ses airs sévères

Grouille de vie aussi et sort de son sommeil

Les gens qui s’ignoraient du temps du rude hiver

Aujourd’hui se sourient, se parlent, s’ensoleillent

 

Les étals qui hier pleuraient des pommes de terre

En ce doux mois d’avril croulent sous les fruits nouveaux

La fraise pressée de vivre pointe son nez en l’air

La pomme et les agrumes sont au bout du rouleau

 

La nature ou la ville, pourquoi choisir en somme

La première est l’épure dont l’autre est le croquis

Commençons par le parc finissons par les hommes

Offrons-leur ce sourire qu’aux parterres on cueillit

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Raymond Delattre
Membre
28 mars 2017 12 h 45 min

Il est vrai que lorsqu’on reste longtemps à la campagne, on désire retrouver la ville et quand on demeure en ville, on a besoin de retrouver parfois un peu plus de Nature. Ton poème le dit : on a besoin des deux

Plume de Poète
Administrateur
27 mars 2017 10 h 58 min

Quelle joie de vous retrouver Véronique et de retrouver votre belle écriture !
Merci pour ce partage poétique…
Bien à vous,
Alain