Les larmes de la terre – Régina Augusto

Les larmes de la terre.

Sur la cime d’un arbre un oiseau s’est posé
Il pépie il palabre il me faut l’écouter
Je vois dans la forêt tant de bêtes affolées
Et venant des marais je les vois galoper

Des vents furieux qui soufflent font s’enfuir les oiseaux
Et cette odeur de soufre qui me chauffe la peau
Le grondement qui monte du ventre de la terre
C’est l’horrible décompte d’une nature en colère.

Au loin la montagne a brusquement tremblé
Et sa cime enneigée a soudain explosée
Sous un doux ciel d’été les larmes de la terre
Sont venues inonder les sols et les rivières.

En chemin la forêt s’est soudain embrasée
Toute l’eau des marais elle s’est évaporée
Une cendre noircie dans le ciel assombri
Vient cacher cette vie qui brule et dépérit.

Une secousse violente creuse des sillons brulants
Dans la ville chancelante d’où fuient les habitants
Tous les pleurs et les cris étouffés de poussière
Ne cessent qu’à la nuit au cœur de cet enfer.

Sur ce noir paysage à l’ambiance mortifère
S’inscrit le dur message de la nature mère
Que les hommes ont bafoué sans vouloir y penser
Ce monde nous est donné il faut le protéger.

Régina Augusto.
Texte protégé.

Regina Augusto

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Emmanuel Alcaraz
Invité
20 mai 2015 18 h 21 min

J’aime. Poème très réaliste, on voit les images;