L’angoisse – Lucienne Maville-Anku

L’angoisse
Et quand je sens l’angoisse
Quand je la vois s’approcher
Au loin vers moi
Pour m’embrasser
Et m’étreindre
Et me serrer contre elle
Il m’arrive de trembler.
Très vite je revois le chemin.
Mon chemin.
La distance parcourue
Pour que je sois
Où je suis aujourd’hui.
Je me souviens
De ses tentacules
Les tentacules de l’effroi.
Il faisait mauvais
Et j’avais froid.
J’avais froid
Partout.
Très vite, seule je me revois
Sur le chemin.
Si seule.
Et je me dis :
Non. Plus jamais.
Je revois la main
Qui vers moi s’est tendue
Pour m’arracher de là
Une main rassurance
Une main appaisante
Des griffes de l’angoisse
Elle m’a arrachée.
Mes peurs il a chassées
Je la vois qui approche
À son allure à elle.
Et mon cœur bat.
Et je le laisse battre
Et écoute ce qu’il me dit :
Tu as peur ?
Oui. Un peu.
De quoi as-tu peur ?
De ne pas y arriver.
De ne pas y arriver ?
– Oui
Tu es plus forte que l’angoisse
Tu es plus forte que ce qui veut
Te dominer.
Ce que tu as vaincu dans le passé.
Tu es plus forte.
@Lucienne Maville-Anku, 07/06/19
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Lucienne Maville-Anku

Lucienne Maville-Anku (520)

"C'est en écrivant que j'apprends à écrire."
Je suis originaire de la Martinique, une des charmantes petites iles de la Caraïbe, et vis au Royaume-Uni.
J'écris depuis de nombreuses années, et ce sont les autres, dans un premier temps, qui par leurs nombreux encouragements et appréciations a la lecture de mes textes m'ont aidée à prendre conscience que j'avais des talents à valoriser.
Ce désir d'écrire et de mieux écrire qui niche en moi depuis l'âge de 15 ans n'a jamais cessé d'aller croissant. Aussi, j’expérimente que c'est le fer qui aiguise le fer, et que plus j'écris, plus je désire écrire, et apprends de la sorte à écrire en autodidacte, par le soupir, par le désir, comme un feu qui s'attise.
La Poésie elle-même m'enseigne, j'apprends d'elle et découvre plus de sa beauté et sa diversité en lisant et en appréciant ce que d'autres écrivent et expriment, notamment sur cette plateforme, terrain de partage et d'expérimentations où foisonnent tant de talents qui m'émerveillent. C'est une vraie galerie d'arts uniques.
J'écris et développe cet art d'écrire en cultivant ma relation avec la Poésie, 'bon pédagogue’ qui m'instruit et m'éduque, et l'écriture elle-même qui comporte aussi des vertus thérapeutiques contribue à mon développement personnel. Cependant, j'ai souvent désiré participer à des programmes de formation pour parfaire mes talents et la stylistique.
J'ai compilé déjà plusieurs recueils de textes poétiques que je souhaite "dé-confiner" pour les mettre à profit, partant du principe que ce que l'on partage, on le gagne, et ce que l'on garde, l'épargnant à l'excès, on le perd.

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Marie
Marie
Invité
12 juin 2021 19 h 16 min

Reponse dune poétesse à une autre sur « L’angoisse » de Lucienne

“QUAND VIENT L’ANGOISSE” – Cavalier Mc

L’angoisse dans son sillage
Entraîne avec elle, multitude
Multitude d’agitation de peines
Multitude de fardeaux lourds handicapants

Elle est une liane qui nous lie fort
Sans du Créateur, le support
A main forte et bras étendus,
A voix tonitruante de paix

Quand de ses griffes, elle me serre
Je lutte, je crie contre elle
Elle ne me vaincra pas si je me bats
Ne fera pas de moi le siège,
Si de toutes mes forces, je la renvoie

Je refuse son manteau
Même si… il est lot de tous
Même si à ses assauts, parfois…
Je flanche, m’engourdis, doute
Et perds du nord la direction

Aux rivages de sa paix
Le grand Maître me conduit
Quand de larmes et de cris
Je m’adresse à lui

De sa voix proclamée,
De ses mots acérés de son autorité,
Il déchire en pièces
Ce manteau tellement vil
Et me revêt, en lui,
Des atours de sa Vie

De ce chemin ardu,
Je ne veux emprunter voies
Mais continuer, accompagnée,
De suivre sereinement
L’empreinte des pas de mon Maître

Et quand ce chant assourdissant
De l’angoisse qui paraît
Viens troubler toute mon âme
Je veux fermer ma porte
A sa triste écoute

Son oraison funeste
Fait trop mal à mon cœur
Et elle est un abîme sans fond et sans lumière
Alors fais luire sur nous ta face
Soleil de la Justice
Enveloppe nous de ta grâce
Aigle qui étend tes ailes sur nos vies

Ainsi serons-nous gardés de la calamité
Comme fortifiés par un ange
Au jardin de Gethsémané,
Apaisés au sein de la tempête
Par la main et la voix du Grand Ami
Avec nous, dans la barque
@Cavalier Marie-Christine, le 13 juin 2021

Colette Guinard
Membre
12 juin 2021 9 h 56 min

Cette angoisse qui ,parfois nous étreint, arrache notre cœur et nos fait peur mais heureusement une main tendue nous sort de cette torpeur ! bon samedi Lucienne

Alain Salvador
Membre
11 juin 2021 23 h 58 min

Quelquefois, l’angoisse invisible est plus forte qu’une main visible.. L’immatériel l’emporte sur le matériel, le concret… L’angoisse est plus ou moins ancrée au fond de chacun d’entre nous…