L – Nicolas Ben Mustapha

Lumineuse dans la moindre de ses tenues, je me rappelle cette aura pleine de charme qui singularisait cette beauté éternelle. Sobriété et excentricité étaient alors dénuées de sens tant je m’émerveillais quel que soit le goût et la nature de son habillement, qui toujours lui conférait une beauté irréfragable.

Avenante jusqu’au dernier de ses gestes, je me souviens de ses moues délicates, pareilles aux doigté plein de finesse de l’étudiante assidue qui feuilletait les pages de ses grimoires, du haut de ses verres que rarement, hélas, elle revêtait. Elle révélait alors sans le savoir, la plus belle des icônes.

Unique en son genre, j’ingurgitais ses paroles, et j’étais ivre au rythme des syllabes, comme on s’enivre du bon vin, chacun de ses gestes captait mon esprit, et j’assimilais son être tout entier à une force inébranlable à laquelle je ne pouvais ni ne voulais me soustraire.

Ravissante, c’est d’un regard profane et toujours intéressé que j’observais ce fruit défendu. Je n’ose songer à quel éclat traversait l’iris de mes yeux sombres à cet instant éphémère qui me paraissait être séculaire, quand je m’attardais, las, pensif et pleins de rêves, sur la belle de mon cœur.

Aimante, toujours elle l’était, et jamais de mémoire elle n’a cessé de l’être. Ce noble sentiment, épuré, reflétait sa beauté, au cœur de son âme, comme l’eau paisible qui sommeille au clair de lune reflète l’éclat de cet astre coruscant, ce depuis la nuit des temps. Sa bonté m’avait conquis plus aisément que ne l’aurait fait un millier de ses mots.

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