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Il avait caché son magot
Dans son grenier incognito
L’économe
Mais un malheureux incendie
Ravagea les économies
Du bonhomme.
*
Il avait bâti sur le sable
La maison rêvée
Mais un coup de vent misérable
A tout emporté
*
Elle se voyait au paradis
Sur les planches de l’Académie
Graine d’idole
Mais trois sunlights sur le minois
Et la voici sans fard ni voix
Ni gloriole !
*
Elle avait bâti sur le sable…
La maison rêvée
Mais un coup de vent misérable
A tout emporté
*
Il avait placé son bonheur
Dans une place toute en honneur
Lèche-médailles
Mais un scandale de tous les diables
Lui fit remettre sur la table
Sa ferraille !
*
Il avait bâti sur le sable…
La maison rêvée
Mais un coup de vent misérable
A tout emporté
*
Elle avait l’œil sur sa balance
Pour briller par son élégance
Midinette
Mais trop de grammes non engloutis
Reclassa vite hors-gabarit
La fluette !
*
Elle avait bâti sur le sable…
La maison rêvée
Mais un coup de vent misérable
A tout emporté
*
Il chouchoutait comme son enfant
Ce bolide toujours plus gourmand
En vitesse
Mais un sale pylône mal placé
Se permit de ratatiner
Ses prouesses !
*
Il avait bâti sur le sable…
La maison rêvée
Mais un coup de vent misérable
A tout emporté
*
Il n’avait plus ni toit ni clé
Le quartier l’avait baptisé
L’éternel
Il vivait de dons et de riens
Bénissant tout sur son chemin
Fraternel !
*
Il n’a pas bâti sur le sable
La maison rêvée
Mais un vent de joie véritable
Ne peut le quitter !
*
A écouter ici en chanson :
Brasse tout le vent
Un seul regard suffit
Étrange peut être la vie
En vapeur de fumée
LMA.
Des paroles bien senties… mais on aimerait plus d’exemples de vies construites sur le roc
Joli poème belle chanson ,la maison ne peu resté en place vue l’endroit où elle se trouve ,sacré aventure JEAN-MARIE…
Oh superbe ! Tout y est, un poème humain, généreux et beau de vie … merci
Très beau poème sur les fondations de la vie…
Ils avaient cousu des frontières
Autour des arbres et du pain,
Mis des cadenas de poussière
Sur les révoltes du matin.
Mais un accordéon sauvage
Sorti d’un bistrot sans patrons
Fit danser les vieux engrenages
Comme des singes en haillons.
Les médailles tombèrent en cendres,
Les vitrines burent la nuit,
Et les ministres allèrent vendre
Des parapluies aux anarchies.
Alors les pauvres et les ivrognes,
Les sans-grade, les sans-galons,
Bâtirent dans les flaques borgnes
Une cathédrale de chiffons.
Sans maître, sans dieu, sans serrure,
Avec des oiseaux dans les mains,
Ils firent de leurs aventures
Une comète pour demain.
Merci JMICHEL pour ce poème illustrant la Parabole du Christ
Excellente semaine
Bisous du cœur
Liline
Effectivement. Bâtir une maison sur le sable n’arrange pas les choses ! Elle sera hélas engloutie.
Merci Jean Marie pour cette belle chanson ou bâtir sur sable est inconcevable pour résister au temps Joli début de semaine bisous Domi