
Depuis de nombreux jours, depuis de nombreuses nuits, tu étais là-bas suite à ta chute dans laquelle tu t’étais cassé le fémur. Une grande construction de couleur grise avec des fenêtres étroites à tous les étages.
Une grande construction où il y a encore peu de jours, il y a encore peu de nuits, tu reposais Maman.
Ce grand Centre Hospitalier universitaire de couleur grise, je l’ai vu aujourd’hui. Je suis passée devant lui en voiture avec tes deux petits-fils et ton gendre.
Tu n’étais plus là mais dans un autre endroit où nous nous dirigions alors pour te dire au revoir une dernière fois.
Maman, je n’ai pas eu l’heureuse occasion de te dire en face les mêmes paroles prononcées à Papa avant son départ pour un monde meilleur, il y aura dix-huit en décembre prochain.
Ces mots, je te les dirai tout-à-l’heure, lors de la cérémonie. Et comme toutes les personnes présentes qui déposeront des fleurs, de mon côté, je mettrai deux roses rouges : une pour toi et une pour Papa.
Je t’aime Maman, tu vas nous manquer. Tu vas me manquer. Tu me manques déjà !
Nous prendrons bien soin de Nathalie. Ne t’inquiète pas.
Embrasse Papa quand tu le reverras ainsi que toutes celles et tous ceux qui sont maintenant de l’autre côté.
Dis-leur à toutes et à tous ainsi qu’à Papa que je ne les oublie pas, qu’ils sont toutes et tous là, au chaud, dans mon coeur et pour toujours.
Comme pour toi Maman. Désormais…
Je t’embrasse ici-bas.
Ta fille,
Odile
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