Douleur d’aimer – Yvon Gutierres

DOULEUR D’AIMER…

 

J’ai souffle court, de mal penser

À trop aimer, j’en suis puni.

J’ai mal de cœur, suis offensé.

Le mot aimer s’est désuni.

 

Tu es bien mieux que je ne pense,

Et à toi seule, ta vie est tienne.

J’ai un grand froid, un froid immense

Tout dans mon corps est en déveine.

 

Je suis blotti au fond de moi

Cachant ce cœur bien malmené,

Qui a souffert de trop d’émoi,

Dont la passion fut réfrénée.

 

L’homme était là, bel inconnu.

Les bras chargés de jolies fleurs.

S’il avait mis mon âme à nu

Il aurait pu voir ma douleur.

 

J’étais l’ami, le compagnon

Toujours présent à son écoute.

Elle me donnait son affection

Moi! L’amour sans qu’elle s’en doute.

 

Dans son parcours, je suis l’erreur,

Mais je suis seul à le savoir.

Faut être deux pour le bonheur,

Mes cheveux blancs me font miroir.

 

La tête me tourne, je suis châtié.

Je dois tout faire pour oublier

Celle qui m‘aimait qu’en amitié,

Pour que je puisse mes liens délier.

 

Fermer encore une fois les yeux

Pour retrouver un bout de rêve,

Jeux de mes doigts dans ses cheveux,

Instant sacrés… Las ! qui s’achève.

 

L’ami aimant sans être aimé,

Doit derrière lui fermer la porte,

Gardant pour lui l’inexprimé.

Faisant linceul et lettre morte

 

De ces écrits non dévoilés.

Je fus l’erreur dans son parcours.

Son ciel était trop étoilés,

Pour un vieux fou épris d’amour.

 

Yvon

douleur d'aimer

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Yvon Gutierres

Yvon Gutierres (31)

Ancien ouvrier chaudronnier, il me plaisait de donner une vie au métal, lui insuffler un mouvement, il m’arrivait parfois pour ne pas oublier une phrase, un quatrain d’écrire à la pointe à tracer sur une feuille de métal. J’ai quitté l’école très tôt pour travailler et aider mes parents. Ayant quelque problème avec la langue française, je me suis mis à lire et à aimer la poésie et aujourd’hui je suis heureux d’avoir pu faire éditer mon premier recueil de poèmes chez Edilivre qui me permet de faire partager mes bonheurs, mes amours et mes angoisses.
Je n’ai hélas guère le temps de m’occuper de la promotion de mon recueil, je suis un vieux monsieur débordé, j’ai du mal à finir mon deuxième recueil de poésie et le livre que j’ai commencé, il y a dix ans.

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Bossis Marie-christine
Invité
23 septembre 2015 23 h 21 min

prototype, très intéressant