
Si tous les murs de ces maisons pouvaient te parler,
Je crois bien qu’ils te diraient, te raconteraient
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Cette belle histoire semblable à un conte de fées
Et que des femmes, des hommes, ont si bien interprété.
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Si les rues de cette ville pouvaient aussi danser,
Elles t’entraîneraient alors dans un grand ballet
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Et dont les décors seraient faits de jolies couleurs.
Partout régneraient la joie et la bonne humeur.
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Mais comme tout conte de fées, il y a une fin.
Chacune, chacun, a alors repris son chemin.
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Une de ces femmes a tragiquement disparu
Alors qu’elle était encore très jeune et très connue.
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Destin cruel pour elle et stupide accident.
Elle s’appelait Françoise et n’avait que vingt-cinq ans.
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Du temps a passé et d’autres aussi sont partis.
Danielle Darrieux, Michel Piccoli, Jacques Demy.
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Michel Legrand, Gene Kelly ainsi que Jacques Perrin,
“Maxence” qui cherchait son idéal féminin.
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Ne reste que Catherine Deneuve, George Chakiris.
Les années passent aussi pour eux. Doucement, elles glissent…
*
La nostalgie me prend et je ferme les paupières.
Je revois chaque image : le café, la place Colbert.
*
Mes acteurs sont de retour. Ils sont tous revenus
Pour chanter et danser, comme avant, dans les rues
*
De cette ville où tous ces airs résonneront encore
Et où je rêve d’y aller un jour : Rochefort.
@ Tous droits réservés.
Bonjour Odile
Ton but est atteint. On ressent la nostalgie dans tes phrases. Tout ce passé qui glisse entre nos doigts comme dans un sablier et qu’on ne peut arrêter. Tous ces gens chauds que nous avons croisés et qui maintenant sont froids, sauf dans nos cœurs. Beau texte.
Certaines personnes nourrissent l’adage “Ce sont les meilleurs qui partent les premiers”. Mais comme ne ne veux pas éveiller la nostalgie, je me dis que les premiers seront les derniers. Merci pour ce bel hommage chère Odile.
Bonjour Odile,
Le titre Nostalgie
Rime avec Rêverie.
“Si”… , Tu connais… !
“Si tous les gars du monde se donnaient la main,” alors…
Et,
S’ils se prenaient par la main !…
Nul n’échappe à “un destin” ?
Nino Ferrer ajoutait : “On n’y peut rien.” (Le Sud)
Les auteurs, les acteurs, les personnalités jalonnent, ont jalonné la Vie emplie de Souvenirs. (ils demeurent des repères)
Pour clore ce poème, un clin d’oeil sympathique rend hommage à Jacques Demy pour Les Demoiselles de Rochefort : une subtilité en filigrane.
Rochefort, l’acteur, la ville, la région
Rime avec réconfort.
Cordialement.
G.L.