Aux paradis perdus – Arty Zhanal

J’existe me dit-elle, aux paradis perdus,
étrangère à ce peuple aux ordres suspendus.
Insuffle-moi le rêve au lieu de mes délires
assourdis-moi du chant de cent mille oiseaux lyre

Tous les trafiquants d’âme ont pillé mon esprit,
les marchands de bonheur m’ont fait payé le prix.
j’ai rejoins désormais les guerriers de lumière
qui effacent cette ombre à mes pas coutumière.

Vois là ma nudité sans fabuleux décors,
c’est contre l’illusion un combat corps à corps,
tu ne pourrais m’aimer, forgé dans la matrice
du monde d’où tu viens loin de mes cicatrices.

Tu garderas de nous des grappes de raison,
des germes de pensée en pleine effloraison,
le besoin d’être toi au risque des disgrâces
mais libéré du poids de sombres carapaces.

Quand tu effaceras le halo du passé,
ne brûle pas le goût de nos coeurs enlacés,
rapporte tes habits teintés de mascarade
au marché des menteurs où le diable parade.

cheminement

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