A mes deux fils – Arnaud Mattei

Fuyez les faciles, affrontez les sommets !
Victoires ou défaites, n’ayez aucun regret
Réussir ou échouer, est-ce là l’essentiel ?
S’arrimer à ses croyances est plus réel.

Sur les chemins, la vie prépare les destins,
Façonnés, ballotés au hasard des chemins
Elle vous fera des amis et plus d’ennemis,
Elle vous sera douces tendresses éblouies.

Ne craignez pas le mauvais des regards,
La richesse est dans la force d’un sourire.
Ayez les courages de tenter et de réussir,
Pour vous, en vous, écrivez votre histoire !

Sous les averses aux pluies torrentielles,
Courbez l’échine, mais ne sombrez pas.
Sous le soleil de chaque jour qui étincelle,
Marchez vers les astres, en vous ayez foi !

Respectez les autres dans leurs différences,
Profitez de leur richesse, de leur présence.
Ecoutez toutes leurs peines, leurs chagrins,
Ouvrez-leur votre cœur, tendez-leur la main !

Sur la route sinueuse des inconnus, guidé
Au son de l’aléa des incertains, vous irez
En confiance vers le bon, le beau, ce bien,
Sémillante lumière qui vous tend la main.

N’oubliez pas de rire, de donner, d’aimer,
De vous révolter, de pleurer et de rêver,
De vous repaître des fugaces de l’instant,
La rudesse des temps n’est que moment !

Fils du nous, fils de l’amour, nos enfants,
Soyez frères. Blond et brun au si différent
Union des hier et des passés, il dessine,
L’horizon lointain des communes racines

Puisez la force à la source de votre mère,
En avez-vous appris, qu’avez-vous retenu ?
De ses absences, pardonnez à votre père,
Que vous a-t-il donné, vous a-t-il soutenu ?

La jeunesse sera et la vieillesse déferlera !
Quand nous ne serons plus que poussière
Vous rappellerez-vous de ces pauvres vers
De celui, qui un jour parti, en bas reposera !

Arnaud Mattei, le 17 Avril 2021
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Arnaud Mattei

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Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….

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8 Commentaires
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Pascale Jarmuzynski
Membre
5 mai 2021 11 h 30 min

une belle lecture pleine de sagesse et de beaux conseils adressés à notre jeunesse …
Bonne journée à vous.

Christian Satgé
Membre
5 mai 2021 7 h 31 min

Mise en garde et hommage mêlés, à la façon du “tu sera un homme mon fils” de R. Kipling. Une belle réussite pleine de sensibilité et de force. Bravo…

Lucienne Maville-Anku
Membre
4 mai 2021 21 h 47 min

Ce Poème n’est pas là… comme venu de nulle part.
Il a jailli du cœur aimant d’un père. Un poème que composent des mots pensés, des mots de choix, des mots de poids.

Ce poème n’est pas là… comme venu de nulle part.
Son style minutieux, ses multiples messages, ses 40 vers, chiffre symbolique , le tout on ne peut plus interpelant, traduisent et reflètent bien quelque chose de la grande beauté de la vie, de ses complexités, de ses croisées…

Ce Poème n’est pas là… comme venu de nulle part
Il est né du cœur d’un père à l’œil ouvert
Qui voit dans l’ici le futur et le futur de l’ici
Clairvoyants, c’est ce que font des parents
Ils pensent, préviennent, guident avertissent, interrogent, suscitent la réflexion. Des écriteaux.

Ce Poème n’est pas là… comme venu de nulle part
Arnaud, il a vraiment touché mon cœur de parent, mère de deux enfants. Sensible j’ai été à la grande maturité, au poids de l’expérience de vie, au respect à l’endroit de la mère, à l’amour paternel et à la sagesse lumineuse qui se dégagent de ce texte…qui tout de la vie semblent englober. Bravo. C’est un Chef-d’œuvre.

“Pour vous, en vous, écrivez votre histoire !”

Alain Salvador
Membre
4 mai 2021 19 h 27 min

Ces paroles sont un formidable cadeau de départ, à emmener comme bagage au travers de sa vie, de leur vie. Un héritage