“Une fleur, un sentiment.” – Odile Stonham

 

Depuis peu, tu nous es revenu dans les fossés.

Groupé avec tes semblables ou alors isolé.

*

Tu es sorti de ton très long sommeil pour fleurir.

Et aujourd’hui, tu attends des mains pour te cueillir.

*

Mon petit coucou, tu as longtemps accompagné

La petite fille que j’étais, il y a des années;

*

Petit coucou, c’était la fête quand je te voyais

Au hasard, quand avec ma famille, je me promenais.

*

Je te cueillais alors pour faire un beau, gros bouquet

Que j’offrais ensuite à Maman qui me remerciait.

*

Maintenant, si c’est toujours la fête quand je te vois,

La nostalgie me prend. Ces années sont loin de moi…

 

@ Tous droits réservés.

Odile Stonham

Odile Stonham (305)

Bonjour,
Je m'appelle Odile et j'ai soixante-et-un ans. Je vis en Normandie, particulièrement dans le Calvados. Je suis mariée et j'ai deux grands enfants dont l'un m'a donné la joie d'être grand-mère de deux petits bonshommes : Ethan et Alexander.
J'ai commencé à écrire des poèmes à l'âge de seize ans et cela m'a beaucoup plu. Puis, petit à petit, j'ai continué à en faire. Etant sentimentale de nature, cela y a peut-être contribué. je ne sais pas. Mes sujets sont variés. Je les prends comme ils me viennent.

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Lucienne Maville-Anku
8 avril 2026 12 h 31 min

Toute une histoire nous contée dans ce beau texte qui laisse entrevoir ton appéciation de la nature et des plaisirs qu’elle nous offre à nos sens â tous les âges, et d’âge en âges.

Tant de techniques, d’images et de symbolisme sont employés dans ton textes.

Merci chère Odile de nous faire voyager avec toi en l’ici vers le passé…et de nous faire partager ta nostalgie et de la porter avec toi.

LMA.

Gérard Lepoutre
8 avril 2026 9 h 14 min

Bonjour Odile,

Personnalisation de cette fleur de coucou qui rend la poésie vivante, “plus humaine que
jamais.”

Le coucou et toi êtes tous deux en attente : une histoire vous relie l’un à l’autre. Puis, domine “le sentiment” de générosité : le coucou se transforme “en un beau et gros bouquet” confectionné pour l’offrir…

Le lecteur t’accompagne dans la description de ton “petit coucou : ” il comprend que cette fleur singulière représente énormément pour toi.

Le début de chaque strophe opère une liaison naturelle avec la précédente : le poème prend alors tout son sens.

“Ces années sont loin” de toi, pourtant elles te procurent du bonheur.

“Maintenant,” c’est aujourd’hui et (je suis convaicu que de belles choses t’attendent :
(- après une tempête vient l’accalmie puis… la sénérité liée à un lâcher-prise -)

Cordialement
G.L.