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Bonjour à tous et toutes,
Les formes d’autismes ! La vie des Autres, de Soi, chamboulée, bouleversée.
Autismes,
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Corps bloqué de l’intérieur,
Langage autre ou absent ;
Distance froide de l’extérieur,
Un rythme de vie différent.
Une personnalité en décalage,
Une cage à barreaux serrés
Sur le long chemin de halage ;
Cernée, de toute part enfermée.
L’existence se métamorphose en défis,
Scruté par Tous, le tracé d’une voie ;
Résistances aux assauts continuels d’autrui,
Glaciation, léthargie, réveil, dans l’effroi !
Explosions ! Déversements ici-bas des différences ;
Naissances comme ça ? êtres tout à fait comme cela !
Les Hommes apprivoisent leurs Sujets, s’introduisent dans la danse,
Prodiguent des soins leur appartenant au nom de multiples aléas !
D’un papillon sans aile, je suis le syndrome,
Regardez ! Sur un sol meuble en déclivité, je me déplace ;
Je vis accompagné de toute une cohorte de symptômes,
Je me tiens, voyez-vous, là, sur des lignes ancrées dans la glace !
Autismes ou autres formes de handicap, la société tarde à créer des structures accueillantes adaptées ! Maux longtemps méconnus ! Mauvais diagnostics ! Parents alertés, démunis ! Notre médecine a encore beaucoup à découvrir dans tous les domaines de la vie.
Un sujet aussi délicat sur des situations de handicap, sur la maladie, le mal-être, vous interpelle ? Partagez votre vécu, dites vos attentes ! Ecrivez ! Envoyez votre narration sur le site PLUME DE POÈTE. Merci et, bonne journée à vous.
G.L. Gérard Lepoutre.
Merci Gérard pour ce thème précieux, les êtres dans la douleur psychique ont beaucoup à nous apprendre, car ils sont là autant que nous sommes là, et ils ne sont certainement pas invisibles aux yeux de Dieu.
Voilà ce que j’ai écrit :
Quelle que soit la difficulté psychique
quelle que soit la coupure peut-être insoluble avec la parole
cette sensation de vide aux mots
et d’être un étranger aux dialogues courants,
à la base sociale, à la compréhension globale des situations, à l’échange instantané,
il est un terreau commun à tous les hommes éloignés du troupeau :
cette force d’aimer son prochain et de croire que rien n’est perdu
malgré les barrières du rejet conscient ou inconscient des autres,
tous avons notre force d’y croire même si les autres ne croient en nous
nous avons la faculté de nous aimer où les indigents de notre grâce ne peuvent nous apercevoir
quand nous leur échappons.
Être différent, n’est-ce pas être hors de portée,
hors de vue, intouchable, sans ego,
avec la joie d’être soi et de partager son pain du mystérieux accord avec le monde,
de notre monde non absent ?