Poème dédié aux bons vivants – Paradoxe – Claudine Henry

Paradoxe

 

Ici,  le vieillissement du corps

Fane la peau sous le justaucorps.

 

Sur le miroir une vieille face,

Sous la tignasse l’âme vivace.

 

L’affaiblissement qui nous endort

Est utile à faire aimer la mort.

 

Voyez la jolie fille qui passe,

Là, devant une vie qui s’efface.

 

Nul ne subsiste dans un vieux sac,

Pourtant l’âme joue de son ressac.

 

Il est bien curieux ce paradoxe

Qui vient nous piquer tel le stomoxe.

 

L’esprit demeure adolescent, vert,

Le tronc se meurt au moment expert.

 

Le met est à point pour la Faucheuse

Sa faim, sans fin, semble bambocheuse.

 

Le transport se fait sans passeport,

La tête du mort d’abord pour l’emport.

 

N’insistons pas, l’issue est fatale,

Finalement la Dame est loyale.

 

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Invité
10 janvier 2017 12 h 37 min

C’est la réalité de la vie.