A notre monde martyrisé, pardon – Arnaud Mattei

Au bal des trépassés,

Ce monde dépassé.

Par l’argent dominé,

Puissance vénérée.

                        

Le maître de l’univers

Là-haut, se désespère

Des futiles chimères,

Qui épuisent la terre.

 

Nature martyrisée,

Des forêts abîmées,

Aux mers souillées,

Qu’allons-nous laisser ?

 

Pouvoir nous libérer,

De l’encore désiré,

Du surplus convoité,

Le partage souhaité.

 

Homme coupable,

Seras-tu capable,

Intentions louables,

D’être raisonnable ?

 

Les autres vilipender,

Trop simple facilité,

De la fatale fatalité,

J’en suis aussi l’accusé.

 

En unité reconstruire,

Un radieux devenir,

Un précieux avenir,

En vérité se réunir.

 

Pour celui qui croit,

Profession de foi,

Avec celui qui doit,

Retrouver autrefois.

 

Toi génie maléfique,

Écoute la supplique,

Des doux utopiques,

Rêvant d’un féérique,

 

Futur. Mère ton pardon

Prosternés, implorons.

Vénérée, nous appelons,

A ta tendre compassion.

 

Arnaud Mattei, 21 Janvier 2021

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Arnaud Mattei

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Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….

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4 Commentaires
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Alain Salvador
Membre
23 janvier 2021 10 h 01 min

Un triste constat de ce monde, qui est aussi le mien.

Plume de Poète
Administrateur
23 janvier 2021 9 h 59 min

Magnifique !
Comme déjà évoqué votre style me sié à ravir, merci pour ce beau partage Arnaud.