2020 est passée, vive 2021 ? – Arnaud Mattei

La page 2020 se tourne, enfin. Ce fut une année bien étrange qui a mis en lumière les failles et les faiblesses d’une société, dont le modèle semble à bout de souffle. Mais, paradoxalement, elle a également été celle qui a démontré la richesse de l’humain.

Fallait-il peut-être en passer par là pour que nous redécouvrions l’utilité de chacun. Utilité du soignant en première ligne, utilité des petites mains de la grande distribution, utilité de ceux qui entretiennent la propreté de nos cités, utilité de ceux qui tentent de maintenir l’ordre dans le chaos ambiant, utilité du banquier qui a joué en plein son rôle dans ce contexte économique et social si particulier, utilité de chacun par le civisme dont il a fait preuve. J’en oublie sans doute….

Puisse 2021, s’inscrire dans cette logique de reconnaissance de chacun, du plus humble au plus grand, Puissent les sachants et les possédants se mettre sans retenue, sans arrière-pensée au service des plus humbles et des plus modestes. Puissent-ils remplacer le dogme du court terme par une vision d’un long terme que nous devons aux générations futures.

Puisse l’humain mettre son génie au service de ce tout commun qu’est notre monde. Puisse l’humain trouver son bonheur dans le bonheur de l’autre. Puisse l’humain retrouver l’espoir d’un monde meilleur, sans violence sociale, sans contagion virale.

Utopie, candeur, rêve ? Mais si nous ne rêvons pas en ce premier jour de l’année, quand le ferons-nous ?

Il n’y aura pas de monde d’après, il y aura un monde de demain, car nous sommes à l’aube de changements dont nous ne connaissons pas encore véritablement les contours et la teneur. Tout changement est bien souvent précédé et suivi de périodes de crise. Seul le progrès s’inscrit entre ces deux périodes.

Je forme le vœu que ce progrès soit tourné vers l’utile, le beau et le bon. Je forme le vœu que cette nouvelle année soit le reflet d’un humanisme, aujourd’hui perdu dans les nimbes de notre matérialisme. Je forme le vœu que cet humanisme retrouvé soit tourné vers ceux que je ne connais pas, vers chacun d’entre vous, vers vos proches, vers ceux que vous aimez.

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Arnaud Mattei

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Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….

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