Sophie (le reflet de ma souffrance) – Erwan Le Faucheur

Sophie (le reflet de ma souffrance)

 

Début de soirée manifestée par quelques salutations de bises en poignées de mains.

Tenue non négligée, non obligée mais se délecte l’illusion prise par respect des siens.

Premiers mots exclamés ou se faisant discrets autour de boissons distillées ou plus sucrées.

Afficher haut ses idées menant son intérêt pour, disons, refléter quelques effets.

 

Détaché, pourtant enivré moins de l’alcool absorbé que de l’émoi saisissant des retrouvailles.

Incliné, souvent emporté au sein du vol sacré qui se doit aussi brûlant qu’un feu de pailles.

Ainsi j’observe le temps se dissiper aux filles des rires  et regards.

Ainsi j’apprécie l’instant sublimé d’un « deal » sans soupirs ni histoires.

 

Et voici qu’une âme vînt noircir la mienne comme le ferai une glace.

Indécis j’entame en vain de réagir au dilemme, axiome, dévoilé à ma face.

Mais l’action se retire lorsque la peur outre passe ma quête de savoir.

Et l’appréhension ne peut se languir de l’honneur qui harasse mon être déjà noir.

 

Sophie ton regard non triste, langoureux, dévoile tes souffrances.

Sophie hagard ou mystique, chaleureuse est la toile de ton errance.

Le cœur saigne bien des fois puis voilà la flamme s’atténue.

Le cœur ne dédaigne rien à ta foi si la voie de ton âme est détenue.

 

Petite femme brisée d’avoir trop tôt connue l’enfer d’un amant violent.

Petite femme affectée au soir chaud venu, hier, te laissant, toi, ton enfant.

L’aurore se rapproche, avec lui l’amour, celui de ton enfant mais aussi…

L’aurore vide ses poches car vient le jour qui définit les agréments de ta vie.

1997

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