Soir – Richard Daurel

*

Le soleil s’abolit dans des reflets de cuivre;

Un champ de blé oscille et valse dans le soir;

Un linge usé finit sa vie sur l’étendoir,

Comme, au loin, ce drapeau qu’un jour de gloire enivre.

Toi, tu marches d’un pas furtif, comme la Wivre :

Les moissonneurs, demain, combleront ton espoir

En remplissant la grange où rouille le semoir,

Dans l’attente des jours de frimas et de givre.

*

Mais les ombres se jouent de l’espérance humaine.

Un ultime rayon s’est noyé dans mes pleurs,

Les oiseaux enfin las de survoler la plaine,

*

Ont rejoint le refuge aux multiples douceurs.

Et lorsque s’est tari le doux bruit de leurs ailes,

La nuit est un repas servi aux sentinelles.

Richard Daurel

Richard Daurel (16)

Né en 1944,et bien qu’ayant fait carrière dans les T.P.( chantiers autoroutiers),j’ai toujours aimé les belles lettres depuis l’enfance, toujours en admiration pour les grands romantiques, symbolistes, …etc, et d’une manière générale pour les écrivains aux phrases ” bien ficelées”. La poésie reste pour moi une distraction, un passe-temps, une espèce de “jeu de lettres”, éclairé ( de temps à autre !) par les lumières de la Méditerranée.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires