L’envers de la physique – Marcel Charlebois

 

Et oui ! C’est toi.

Avec ta frime désordonnée.
Ton monde, toujours aux abois.
Apparemment, ce serait le nôtre, dilapidé.
Tu nous parles d’équations irréelles.
De loin, elles nous semblent si réelles.
Ton univers en brûle les étincelles.
Elles ne sont qu’énigmes différentielles.
Tu vis de tes rêvasseries.
Elles trafiquent ton âme,
Que nous savons en sursis,
Et sur tous les macadams.
Et te voilà tel l’ensemble vide.
Tu l’aimes dans ta négation.
Larvé de tes chairs putride,
Tu le dégustes avec attrition.
Débauché par tes calculs insensés,
Les chiffres implosent foudroyés.
Ta plume ne suit plus ta pensée,
Et s’écoule dans cette encre désincarnée.
Tu ris de ce fil, de tous ses atomes.
Et ce moi que tu oublies et déserte…
C’est la matière qui te consomme,
Avec au menu la salive des poètes.
9 juin 2026
Marcel Charlebois

Marcel Charlebois (112)

Avant de fignoler ma plume, j'ai d'abord dévorer les bouquins. Depuis, comme vous le constaterez, j'ai fait mon chemin dans cette vie empruntée aux aléas des caprices qui en contrôlent l'existence. Certes, j'épluche les lettres tant bien que mal et tant pis, cela me convient parfaitement. Alors me voici sans fioritures et dans mes expressions les plus simples. Voilà donc ma description du fouillis par lequel chacun d'entre nous s'abandonne inéluctablement.

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