
Et oui ! C’est toi.
Avec ta frime désordonnée.
Ton monde, toujours aux abois.
Apparemment, ce serait le nôtre, dilapidé.
Tu nous parles d’équations irréelles.
De loin, elles nous semblent si réelles.
Ton univers en brûle les étincelles.
Elles ne sont qu’énigmes différentielles.
Tu vis de tes rêvasseries.
Elles trafiquent ton âme,
Que nous savons en sursis,
Et sur tous les macadams.
Et te voilà tel l’ensemble vide.
Tu l’aimes dans ta négation.
Larvé de tes chairs putride,
Tu le dégustes avec attrition.
Débauché par tes calculs insensés,
Les chiffres implosent foudroyés.
Ta plume ne suit plus ta pensée,
Et s’écoule dans cette encre désincarnée.
Tu ris de ce fil, de tous ses atomes.
Et ce moi que tu oublies et déserte…
C’est la matière qui te consomme,
Avec au menu la salive des poètes.
9 juin 2026