Le temps du retour – Jean-Marie Audrain

*

N’écoutez pas, ne lisez pas

Des faux prophètes Les rumeurs

Proclamant que la fin est là

Ne reste qu’à en fixer l’heure.

*

Ils parlent tous à contretemps

Les faux témoins de Jéhova

Adventistes des derniers temps

Mormons en veux-tu en voilà.

*

Si les derniers temps

Duraient vingt milliards d’années ?

Plus que les premiers…

*

Il y a plus de 2000 ans

Au beau jour de l’Incarnation

On rentrait dans les derniers temps

Sans trop se poser de questions.

*

Nul ne pouvait alors compter

Combien durèrent les premiers

L’astronomie l’a calculé

Plus de seize milliards d’années.

*

Si les derniers temps

Duraient vingt milliards d’années ?

Plus que les premiers…

*

A Jésus on demandait

De nous dire quand il reviendrait

Ce que lui, le Fils, ignorait

Le père seul gardant le secret.

*

Il a dit et il a tenu

Son indispensable promesse

Envoyer l’Esprit attendu

Pour que nos inquiétudes cessent.

*

Si les derniers temps

Duraient vingt milliards d’années ?

Plus que les premiers…

*

Jésus a dit « Tenez-vous prêts

Pour m’accueillir à mon retour

Lampe allumée la nuit, le jour

Tel un voleur je reviendrai.

*

Si qui aime ne compte pas

Et que l’amour chasse la peur

Au Seigneur ouvrons grand les bras

En lui offrant tout notre cœur.

*

Si les derniers temps

Ne laissaient finir l’année

Tout peut arriver…

*

Si les derniers temps

Ne laissaient finir l’année

Tout peut arriver…

 

 

A écouter ici en chanson :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Edith Ralu
Membre
29 avril 2026 18 h 42 min

Tout d abord vivons le temps présent , les Laudes ouvrent les yeux sur ce temps où il faut oui se réjouir,sur un nuage l être que nous sommes…… sachons se réjouir et surtout espérer …. Cette petite Lumière….qui est un havre de paix….

parseghian viviane
Invité
parseghian viviane
27 avril 2026 17 h 08 min

c’est fort de ta foi, de ta poésie ..; bravo pour ce cri

Dominique David
Invité
Dominique David
27 avril 2026 11 h 34 min

Merci Jean Marie pour cette belle chanson interprétée sur le temps sans se poser la question et aimons ce temps donné avec bonheur Jolie semaine bisous Domi

Soucachet Bruno
Invité
27 avril 2026 11 h 27 min

Bien vu, bien chanté : merci frérot !

Lauvergne Clothilde
Invité
Lauvergne Clothilde
27 avril 2026 9 h 55 min

Tout peut arriver, mais vivons au temps présent…

Maud Chausson
Invité
Maud Chausson
27 avril 2026 9 h 45 min

La peur n’empêche pas les erreurs. Il n’y a que la foi qui sauve. Prions. Nous ne sommes que de pauvres pêcheurs.

Libert Frédéric
Invité
27 avril 2026 9 h 29 min

Ce texte démonte malgré lui la vieille mécanique de la peur religieuse : annoncer la fin pour mieux discipliner les vivants.
Dans une perspective anarchiste, ces “prophètes” ne sont que des fabricants d’obéissance, jouant sur l’angoisse du temps qui finit.
L’idée même d’attendre un retour ou un salut détourne de l’action concrète ici et maintenant.
À force de promettre la fin, ils suspendent la vie, alors que la liberté exige de la vivre pleinement, sans maître ni calendrier sacré.
Face à ces récits, l’anarchie répond simplement : pas de fin imposée, seulement des mondes à construire par nous-mêmes.