
Un vent léger portait, ainsi qu’une monture,
D’antiques souvenirs et des songes nouveaux,
Se faufilant parmi les joies, parmi les maux,
Sans excès de bonheur, mais sans triste figure.
Toi, tu te promenais, marchant dans la nature
Et moi, je t’observais, caché dans les roseaux;
Ta silhouette se reflétait dans les eaux
Du fleuve, en son miroir pour belle créature.
Mais le soleil, prenant ombrage de la scène,
Reprit furtivement ses plus fameux rayons,
Epaulé par ce souffle où le soir se promène
En habillant l’Azur de nuées en haillons:
Le miroir se brisa emportant avec lui,
Des éclats de beauté à offrir à la nuit.