Le syndrome du dahu – Jean-Marie Audrain

*

Les hommes ont lu et entendu

Et aussitôt les hommes ont cru

Que les dieux s’étaient concertés

Pour ainsi le dahu créer.

*

Animal étrange des hauteurs

Quatre pattes sur deux longueurs

Deux petites côté amont

Deux grandes coté tréfonds

*

Maintenant les hommes se croient

Des vieux dahus les descendants

Ils résistent à tout changement

En s’accrochant à leur paroi.

 *

Ils en envient presque les nantis

Ceux qui se payent des cours de skis

On y apprend la conversion

Et virage autour du bâton.

*

Se convertir point n’est question

Au pire on tournerait en rond

Pour revenir d’où l’on venait

Certains que rien ne changerait.

*

Maintenant les hommes se croient

Des vieux dahus les descendants

Ils résistent à tout changement

En s’accrochant à leur paroi.

*

On confondrait la conversion

Avec quelque révolution

Qui accomplit un tour complet

Et nous ramène où on était.

*

Il suffirait de retourner

Nos deux skis de l’autre côté

Passer de l’ubac à l’adret

Et au bâton marquer l’arrêt.

*

Maintenant les hommes se croient

Des vieux dahus les descendants

Ils résistent à tout changement

En s’accrochant à leur paroi.

*

Tout homme y étant parvenu

Découvre un paysage nu

Comme une nouvelle naissance

Vers un nouveau cap en partance.

*

Les horizons de nos egos

Se retrouvent dans notre dos

Les yeux de nos âmes et cœurs

Voient le prochain et le Seigneur.

*

Que jamais les hommes ne se croient

Les descendants des vieux dahus

Leur conversion ouvre la foi

En la famille de Jésus.

*

Que jamais les hommes ne se croient

Les descendants des vieux dahus

Leur conversion ouvre la foi

En la famille de Jésus.

*

A écouter ici en chanson :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

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