Servile pervers – Quidam

Ma nouvelle passion : dépenser pour elles.
Pour les dames, les demoiselles, les filles que je ramène.
Elles demandent et j’achète. N’importe quoi, n’importe où.
Seront-elles reconnaissantes ? Ou pas, quelle importance ?
Elles veulent et je m’en fous, de vous, des sous.
Et je suis fou, j’en deviens saoul.
Mais pas toujours.

Pour vos pieds ou vos pierres, vos folies, m’abuser
N’est pas pour me déplaire mais gage à m’amuser

Vous riez quand je joue,
Mon délice dans votre candeur.
Du haut de mon pouf doré, je compte passer l’écu, à la fois fuyants et fébriles.
Je m’enivre de votre subit dédain qui ne sonne qu’en de modiques et dramatiques suppliques.
Je me nourris de vos désirs indus lorsque vous convoitez ces pimpantes paillettes de pacotille.
Alors vous salivez, vous demandez, vous exigez, vous injuriez, vous disjonctez, vous suppliez… Ahahahahah !

Mais je m’égare ma douce chose, dites-moi encore, que voulez-vous ?

 

©Quidam

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Ben Patard

Quidam (7)

Malheureux cancre de la littérature, je me trouve sans repères ni références.
Je fais partie de ceux qui sont incapables de lire une page complète sans que leur esprit ne s'étourdisse dans des rêves lointains, attérissant quatre pages plus loin, et nécessitant perpétuellement de revenir en arrière pour reprendre le fil. Pour nous, un livre, c'est long.
Mais quand le courage me harcèle, je tente de cristalliser ces errements en quelques grossières lignes accidentées, en espérant qu'elles vous parlent, qu'elles vous perdent.

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2 Commentaires
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Invité
5 novembre 2018 10 h 20 min

Merci pour ce texte, votre plaisir d’offrir aux dames, gage à vous amuser, mais l’amour n’est pas de la pacotille, choisissez celle qui ne demande que des roses ; Bonne journée.