La muse interdite – Jean-Yves Mailleux

Dans chaque chanson se terre une part de nos vies,
les peurs, les doutes, les déchirures et les espoirs,
écrites pour apaiser l’être dans la douceur d’un soir,
elles sont déesses et sœurs de ma mélancolie,

Cependant, nulle ne peut décrire les moments partagés,
les tendres regards remplaçants les mots,
les simples gestes, comme autant de cadeaux.
Les souvenirs, dans mon esprit, sont à jamais gravés,

Je donnerai mon âme pour hurler en mélodie,
cracher mon amour sur les touches d’un piano,
sentir sur mes lèvres ton baiser qui délie,
et écrire ta beauté sur l’air d’un concerto,

je ne possède aucun de ces dons,
je ne peux contrôler mon destin moribond,
je ne maîtrise que le talent de t’aimer,
je suis le héros de nos corps à jamais séparés.

Le carrefour de nos routes était une chimère,
et aujourd’hui, je m’enfonce, seul, dans la misère,
croiser ton regard fut l’apogée de ma vie,
désormais, j’arpente le chemin qui mène à la folie.

Loin de toi, la faiblesse m’envahit,
la puissance des sentiments m’engloutit,
et je maudis le rival qui te fera sourire,
le chevalier aimant qui me fera mourir,

Pouvais-je arrêter la course effrénée ?
Pouvais-je combler ces années qui nous séparent ?
L’incendie de mon cœur prive mon âme de réponse,
l’amour m’a tué, sans un coup de semonce.

J.Y.M.

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