Se pencher au coeur d’une moule – Abdullah Karabag

 

Quand mon affaire de coeur dépérit, je vais à la mer…

Ce chemin qui va à un jardin, où subir l’injure des ans.

 

À chaque pas, que j’y meure dans la fleur de ses ans où

Je trouve un coquillage, à chaque fois que j’eusse pensé.

 

À présent que, m’avoir tombé comme sur un bouclier agi

Et je me suis arrêté, je me suis penché sur lui et je l’ai pris.

 

La mer hésita, car elle faisait un voyage au fond des eaux

C’était une moule jolie qu’elle était dans la coquille noire.

 

Je l’ai mise au petit filet, j’ai emporté à une flaque grenue

Ensuite, j’ai fait un canal d’évacuation jusq’à la mer bleue.

 

Ainsi qu’on eût ouvert un passage, pour qu’elle puisse fuir

D’où, elle aura parvenue à la chaleur de son sein maternel.

 

À veiller, pour que me refléter des rayons en perle de soi

Que je peux continuer à ramasser des affections perlières.

 

Je l’ai laissée dans le petit filet, jusqu’au lendemain matin

Mais, quand j’y suis retourné  j’y ai aperçu un bouton noir !

 

©Abdullah Karabag

 

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Abdullah Karabag

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Abdullah Karabag. Né 1955, Araban/Gaziantep en Turquie.
Ancien instituteur diplomé,
Au pays natal. Il vit en Suisse depuis 1990.
Poète, il écrit en turc, en kurde, en français.

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