Le poids des années – Jera Hamben

Le temps qui passe est une sublime chanson qui nous promène dans ce mystère, qu’est l’infini de l’âge. Un ami de longue date qui nous suit à chaque seconde de nos vies.
 
Ce temps qui passe!
Un jour, alors que j’étais assise au bord de l’eau,
jouant de mes pieds avec un long et beau roseau,
j’étais comme un enfant insouciant,
heureuse d’arrêter au passage quelques herbages flottants.
A cet instant de pur bonheur
et du plus profond de mon cœur,
 
j’en oubliais et le poids des années et le poids de mon âge.
 
 
Enjouée et heureuse, je chatouillais les poissons
qui glissaient de mes mains pour rejoindre les fonds.
Quelques rares oiseaux dansaient autour de moi,
 
m’emplissant de joie et d’intenses émois.
Dans un ballet somptueux qui me laissait sans voix.
 
J’en oubliais et le poids des années et le poids de mon âge.
 
D’autres volatiles venaient déployer leurs ailes prés de moi .
 picorer quelques miettes de pain dans le creux de mes mains.
Ah ! quelle allégresse en ces lieux enchanteurs.
sommeillant paisiblement sous un ciel charmeur.
 
j’en oubliais et le poids des années et le poids de mon âge.
 
Rien , ni personne ne venait troubler ces instants
que je volais à la vie jalousement .
Ici ,je venais pour dévorer, le silence imposant et les
ombres souverains qui charmaient mon cœur à cet instant.
Tous les ruisseaux, les arbres qui couronnent la rive
semblaient vouées à ma seule volonté, à mes forces vives.
je pouvais tout exiger de cette majestueuse nature,
elle pouvait m’inspirer de tendres et tristes certitudes.
Comme ,elle me faisait rire et pleurer sans raison.
Tout me ravissait dans cet univers envoûtant.
Excepté ces arbres espacés,
jouant dans la forêt, sans s’entrelacer.
voltigeant l’un vers l’autre et n’osant se toucher.
comme si à la fois, ils se fuyaient et se cherchaient.
Tel est le sort commun de l’humanité. Dans ce royaume
féerique tout est présent pour charmer notre acuité.
 mais nous cohabitons sans amour, sans lucidité.
Quelle triste vie, après avoir dit tout cela,
je constate tristement que personne n’est là.
alors dans un ultime sursaut je me souvient,
 
et du poids des années et du poids de mon âge.
Jera Hamben
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