Et tout et tout et tout et tout – Lucienne Maville-Anku

 

N’avoir envie de rien
N’avoir envie de rien du tout
Pourtant la paix on sait
La paix sait-on le sent-on bien
Est bien là dans son cœur
Là bien n’est-elle
Niche là l’oiseau de paix
Pourtant frêle on se sent
Si frêleux par moments
Sur sa branche qui se casse
Las on est
On est là
On se balance…
On essaie du moins…
On essaie de se balancer…
Mais de tout ce qui arrive
On ne s’en balance
On ne peut s’en balancer
En vie on est
Envie on a n’a-t-on envie de rien
Son cœur est si blessé
Comme un oiseau qui n’a qu’une aile
On est et on se sent
Sur sa branche cassée
On a le cœur blessé
Quand se rompt le fil du lien
Quand du lien le fil se tord
Quand presque dissolu il est
Et qu’on n’a-n’a-t-on tout compris
Et que soi-même n’est-on compris
Incompris même de soi-même on est
Se laisser on ne veut pas aller
Aller on ne veut pas se laisser
En soi on se sent tiraillé
On veut on ne veut pas
On ne veut pas on veut
Va-t-on enfin se décider
On ne veut pas se laisser aller
Nonchalant on se sent
On se sent nonchalant
Le chagrin semble du terrain gagner
Pas la force de se baigner
Du moins on pourrait s’en passer
Pas l’énergie pour se coiffer
Pas envie de se coucher
On aurait encore à se lever
Pas non plus envie de se lever
Quand on est finalement couché
Chaque jour soi-même faut-il se pousser
Du nid il faut absolument s’occuper
Il faut s’occuper du nid
De ces petits oisillons
De ces oisillons petits
Apprennent-ils encore à voler
Et tout et tout et tout et tout
Et tout du tout n’est évident
N’est évident le tout du tout
On a compris n’a rien compris
Et essaie-t-on de comprendre
On veut vivre
Ne veut-on survivre
On veut tenir
On ne veut pas lâcher
On se montre résilient
On va tout les jours travailler
On se demande parfois pourquoi
Pour soi pas question cependant
Pas question de ne pas y aller
Ne pas aller bosser
Pas question de s’absenter
On ne se le permet
On veut tenir
On va y arriver
Il faut courir il faut marcher
Il faut marcher il faut courir
Il faut aller par ci
Il faut aller par là
Il faut aller par-ci par-là
Soi-même en soi on est par-ci par-là
Tiraillé on se sent
Et il faut s’occuper de soi
Il faut aussi encore démarcher
On se demande où aller
Parfois on ne sait pas
On savait on ne sait plus
Pour l’autre on sait
Mais on ne sait pas pour soi
On a chaud on a froid
On a froid car il fait chaud
On a chaud car il fait froid
C’est l’été de l’automne
Le printemps de l’hiver
Tout semble si confus
S’occuper de soi est si important
Mais que veut-il cela encore bien dire
Ses cheveux sont tout en nœuds
Ils sont dans un état piteux
Tout en eux enfouis sont-ils
Ses cheveux sont tout en eux
Ils se sont sur eux recroquevillés
De les démêler a-t-on la force
Être patient avec eux
Être n’est-ce patient avec soi
Eux-aussi se sont entremêlés
On les regarde et on est dégoûté
Comment va-t-on les démêler
Se faire coiffer la solution peut-être
Chez la coiffeuse pense-t-on
On va sans doute devoir aller
Et cela de l’argent va coûter
Et l’argent a déjà bien diminué
On est soi seul pour ainsi dire
Seul on est en soi à travailler
Payer tout on doit maintenant
Faut faire face à tout
Toutes les responsabilités
Et soi-même on sent responsable
On se bat contre la pauvreté
Contre l’esprit de pauvreté lui-même
Qui est une forte mentalité
On renonce à bien des choses
On marche.
On marche à pieds.
N’est pas question
De les suspendre
Les diverses activités des oisillons
Il faut leur permettre de voler
Tous les jours faut s’auto-encourager
On se pousse
Quand n’est là personne d’autre
Pour nous pousser
Plus que jamais on compte sur Dieu
On compte sur Dieu en soi
S’il est pour nous
Qui sera contre nous
Mais on a le cœur brisé
Mais résilient on se veut
On se veut courageux
Bien que vraiment se sentant
Soi comme un cheveu
Comme un cheveu cassé
Se sentant par moment si fatigué
Mais le temps a-t-on d’y penser
De voir qu’on a besoin d’être porté
Seule on se sent
On se sent parfois si seul
Mais va-t-on se décourager
Va-t-on se laisser aller
On ne veut pas se laisser
Se laisser veut-on va-t-on
Va-t-on se laisser
On est si tiraillé
Et tout et tout et tout et tout
On a besoin de pleurer
À la directrice on va demander
À la principale de l’établissement
On demande la permission
Il faut son cœur aller dégager
Et ce n’est pas toujours évident
On a déjà beaucoup pleuré
On ne veut l’angoisse laisser
La laisser nous étouffer
On pousse des soupirs
On a aussi des désirs
Des désirs aussi n’a-t-on
Il faut tout cela aussi gérer
Il faut surtout bien digérer
Et prend du temps la digestion
Pleure en soi l’enfant blessé
Plus là n’est Maman
Elle est déjà partie
On pense à elle
Son cœur d’enfant l’aplelle
Mais peut-on s’en empêcher
Meurt-elle jamais une mère
J’écris en vrac toutes ces pensées
D’une manière désorganisée
Et cela je le sais aussi très bien
Souvent on écrit souvent comme cela nous vient
Si Maman était là…on se le dit
Son cœur aussi a connu ses chagrins
De penser à elle cela fait du bien
On ne peut pas toujours s’en empêcher
L’enfant en soi cherche sa mère
L’enfant en soi cherche son père
On le sait et on ne l’oublie pas
On sait que Dieu est là
Comme un père qui veille
On sait qu’il a tout vu
On sait que tout il sait
On sait que tout il peut
Et consolé se sent-on
Fuit la nuit…
Et on s’endort…
On se sent appaisé…
Tel un enfant qui a pris son biberon
Sur les genoux de sa mère
Dans les bras de son père
Les bras de son Emmanuel
Lui qui est on le sait si fidèle
Comme le veut dire son nom
De lui aimé l’on est et l’on se sent
D’un amour fort éternel
On est aimé pour soi
On est aimés de lui
On est aimés pour qui on est
Qui que l’on soit
Dans les bons comme dans les mauvais jours
Lui on le sait bien
Jamais ne nous abandonnera
Avec nous il restera
Dans les bons comme dans les mauvais jours
Alors sereins la route peut-on la continuer
J’écris en vrac toute ces pensées
En vrac reviennent-ils parfois
Du passé bien des souvenirs
De nos automnes de nos hivers
Et on a un peu froid
On pense aussi à l’été du printemps
On pense au printemps de l’été
À nos rires après les pleurs
Après la tristesse l’allégresse
Brille le Soleil
Et l’on est reconnaissant
Quand on fait son bilan
Pour la chaleur de ses rayons
Brille le Soleil
Merci je dis à Emmanuel
De m’avoir fidèlement soutenue
Et portée quand j’en avais besoin
Sur de cet hiver le long chemin
De m’avoir gardée et d’avoir été
Et d’être toujours mon compagnon
Mon Fidèle Ami
À mes cõtés toujours présent
Et tout et tout et tout et tout
Tout il est pour moi
Toute ma Poésie
🪶
@Lucienne Maville-Anku, 18/07/21, 0i :49
A passé l’hiver de l’automne
L’automne de l’hiver froid-glacial
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Lucienne Maville-Anku

Lucienne Maville-Anku (516)

"C'est en écrivant que j'apprends à écrire."
Je suis originaire de la Martinique, une des charmantes petites iles de la Caraïbe, et vis au Royaume-Uni.
J'écris depuis de nombreuses années, et ce sont les autres, dans un premier temps, qui par leurs nombreux encouragements et appréciations a la lecture de mes textes m'ont aidée à prendre conscience que j'avais des talents à valoriser.
Ce désir d'écrire et de mieux écrire qui niche en moi depuis l'âge de 15 ans n'a jamais cessé d'aller croissant. Aussi, j’expérimente que c'est le fer qui aiguise le fer, et que plus j'écris, plus je désire écrire, et apprends de la sorte à écrire en autodidacte, par le soupir, par le désir, comme un feu qui s'attise.
La Poésie elle-même m'enseigne, j'apprends d'elle et découvre plus de sa beauté et sa diversité en lisant et en appréciant ce que d'autres écrivent et expriment, notamment sur cette plateforme, terrain de partage et d'expérimentations où foisonnent tant de talents qui m'émerveillent. C'est une vraie galerie d'arts uniques.
J'écris et développe cet art d'écrire en cultivant ma relation avec la Poésie, 'bon pédagogue’ qui m'instruit et m'éduque, et l'écriture elle-même qui comporte aussi des vertus thérapeutiques contribue à mon développement personnel. Cependant, j'ai souvent désiré participer à des programmes de formation pour parfaire mes talents et la stylistique.
J'ai compilé déjà plusieurs recueils de textes poétiques que je souhaite "dé-confiner" pour les mettre à profit, partant du principe que ce que l'on partage, on le gagne, et ce que l'on garde, l'épargnant à l'excès, on le perd.

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Alain Salvador
Membre
25 juillet 2021 23 h 11 min

Du stress à la détresse
il est court le chemin
d’une vie ou tout presse
et n’attend pas demain
monté dans un “express”
il va trop vite ce train

tout es trop compliqué
faut des tonnes de papier
pour qu’ils soient archivés
et jamais regardé

faut faire par internet
explications pas netttes
quand tu règles tes dettes
vient l’heure de la disette

court à droite, court à gauche
court du matin au soir
la fatigue qui te fauche
puis vient le désespoir

du stress à la détresse
il est court le chemin
alors plus rien ne presse
descendez de ce train

Pascale Jarmuzynski
Membre
25 juillet 2021 10 h 19 min

des envies de rien … des envies de tout …
les chagrins, les espoirs, les ressentiments, les reconnaissances, les amours, les désamours, les Amitiés, les mots, les maux ….. etc …
C’est tout ça la Vie …
joli dimanche à vous Lucienne.

Colette Guinard
Membre
25 juillet 2021 10 h 02 min

Lucienne, n’avoir envie de rien ,le tout on s’en balance sauf de la poésie qui est toujours votre amie! bon dimanche dans vos écrits qui nous ravissent Bise Colette