Les grillons secourables – Christian Satgé

Petite fable affable   Deux vieux grillons mélopaient en fa, en ut, Au soleil faillant, les élytres en luth. Ils chantaient leur temps en lamentations, râles Et récriminations comme font Les Anciens assemblés dont les vespérales Dithyrambes répètent, au fond, Que c’était mieux avant et que tous ces jeunes Sont fous, impolis, et paresseux, Que … Lire plus

Les écureuils – Christian Satgé

Petite fable affable   Deux écureuils roux, dans une écurie, nichent, Plus accueillante hostellerie qu’une niche. Cette paire de rongeurs, frères de sang, Non de cœur, avait le caractère Aussi différent que peuvent l’avoir deux frères. Ils compagnonnaient, tout en passant Leur temps en dispute et controverses : L’un était amasseur et avaricieux ; L’autre … Lire plus

Aucun d’eux ne ressemble à toi que je connais – Val Reval

      Ni ce moine bossu des temples sacrilèges Glissant silencieusement le long des couloirs sombres Espérant châtiment pour la faute coupable D’avoir uni le pain à quelque friandise Ni cet autre étourdi d’un inconscient blâmable Du rêve miséreux de parures dorées Baisant par convoitise la divine main levée Arborant chevrotante l’anneau si précieux … Lire plus

Comment exister ? – Gyslaine Le Gal

Dans nos regards qui se croisent, Dans ces silences qui nous parlent, Les mots ne s’apprivoisent Que lorsque nos cœurs s’emballent. Il reste nos sourires qui illuminent Toutes ces pensées qui se devinent. Le temps semble figé, Tout se passe dans nos pensées. L’absence est trop souvent marquée. Alors tout semble étranger. Les choses perdent … Lire plus

Mémoires, pages 60 à 62 / 311 – Dominique Capo

Les deux fils de nos arrière-petits-cousins nous ont souvent emboîté le pas. Ils nous rejoignaient dans la cour de leur maisonnée. Nous dévalions ensuite la rue principale dans un sens ou dans l’autre. Car ma mère aimait nous concocter des itinéraires détournés. Nous avons à des dizaines d’occasions emprunté le sentier goudronné bordant les parcelles … Lire plus

La douceur – Fiona Ghuerby

Marie Danforth : La mère (1869-1940) L’amour d’une maman doit être douceur, Comme des pétales de velours ; L’odeur de sa peau doit être agréable à sentir Comme le parfum d’une fleur. Son cœur doit certainement contenir de belles choses, Comme la tulipe jaune qui envoie, soleil et bonheur. Elle est aussi là pour nous … Lire plus

Les Saisons – Crozet-Fourneyron Paul

Les bois solitaires se dévêtent de leur verdure, Les feuilles jaunissantes quittent l’horizon de la vie. Une humide tristesse envahit la nature, qui, dans un dernier adieu s’assoupit.   Souffle de bise, l’hiver surgit des tombes, L’amour s’en est enfui, les nids déserts tombent. Le silence se réfugie dans une froide solitude, La nature sait … Lire plus

Toute la pluie tombe sur moi-Nadège Gorek

Ne vois-tu pas Que toute la pluie tombe sur moi ? Peu m’importe, je ne la sens pas Car pour toi, je ne compte pas   J’aimerais que tu penses à moi Quand la nuit tombée Bien malgré toi Tu te sens seul et effrayé De ce qui pourrait arriver Je me sentirais quelqu’un Je me … Lire plus

Mémoires, pages 54 à 56 / 311 – Dominique Capo

Ainsi, la route désertant la localité où nous allions chercher le pain frôlait ses vestiges. D’un coté, se trouvait un calvaire religieux. Composé de douze stations relatant les épisodes de la montée du Christ jusqu’au Golgotha, il aboutissait aux premières hautes ramures rocheuses des bois. De l’autre coté, le décor était le même, sauf que … Lire plus

Sous la robe de l’automne- Fattoum Abidi

Sous la robe de l’automne L’âme frémit des injustices, Elles sont capricieuses, Voulant demeurer dans la noirceur saccageant, Les ombres voilent les lueurs levant.   La  mélancolie écrase sa folie amertume. Sous la robe de l’automne Les feuilles attachantes Quittent leurs branches aimantes,   Le temps médite sous la boucle saccageante Le tracas naquit de … Lire plus

Mémoires, pages 52 à 54 / 311, – Dominique Capo

D’autant que mes arrières grands-parents ou mes grands-parents ont eu une nette tendance à s’isoler. Quand ils demeuraient au sein de notre propriété familiale, si ce n’est pour aller faire leurs courses, ils ne se mêlaient pas aux affaires du pays. Que ce soient les fêtes du 14 Juillet, les commémorations du 11 Novembre, les … Lire plus

Mon Poème – Lucien Scheer

Cet arbre qui tremble aux frissons de l’automne d’une nuit profonde. Ce coeur qui pleure d’amour D’ombre et de lumière Se couvre, de la brume de tes yeux. Cette solitude du matin, de quelques vers au soleil d’une rime, qui D’une fleur éphémère, d’une étoile de mer en font une romance , qui D’une aile … Lire plus

Mémoires, pages 50 à 52 / 311 – Dominique Capo

Durant ces années là, mes grands-parents n’ont passé que quelques semaines par an au sein de notre demeure familiale. Le reste du temps, ils ont logé en proche banlieue parisienne, dans une maison qu’ils ont fait construire à leur retour d’Afrique. Le siège de leur entreprise – où ils étaient la plus grande partie de … Lire plus