Lunam Noctem – Yohan Papoin

Mélodie aux étoiles. Nuit au souffle glacial ; Tranquillité silencieuse, Idéale et rêveuse Scintillante de mille feux, Réchauffante, apaisante ; Tel l’âtre flamboyant Où dansent les souvenirs Où chante l’avenir.   Toile étincelante, Petite, infinie, La grande beauté de la nuit Joyeusement mélancolique. Je me perds dans tes regards Vides et riches à la fois ; Comme beaucoup … Lire plus

La traversée de la nuit – Christian Satgé

Fatiguée comme peau de tambour,Alors que, jà, s’obscurcit la brune,Au mât de ce clocher, fière hune,S’aparresse Madame la lune,Vigie du bateau qu’est notre bourg. Sur l’horizon et ses faubourgs,Les constellations, une à une,Dessinent de mystiques runes,Dessus des monts devenus des dunesGrâce aux ombres et à leur labour. Loin de Marseille et de Cabourg,Pour qui n’a … Lire plus

Ma vie d’avant ma vie – Christian Satgé

Jadis, je me rêvais la meilleure des vies Où je vivrais à vif, repu de mes envies, Une vie libre et calme Sans entrave ni limite, ici ou là-bas, Valant lauriers, palme,… Reconnaissance en tout cas pour seul et vrai bât. J’aurais l’âme adoucie Fors ennuis, soucis,…   Mes appétits seraient assouvis en ce monde, … Lire plus

J’ai tant rêvé de vous – Iris1950

Si souvent, je vous ai désiréDe vos charmes, j’étais esclave.Étais-je donc fou ou déchiréQuand pour vous mon âme slave.Laissait mon encre livrer l’amour. Non vous n’étiez pas fouMais seulement amoureuxDe mes doux atoursEt de mes yeux langoureux Dans un pamphlet voluptueuxOù de vous je faisais muse du jour.Mon encrier versait le soyeuxD’un mot, d’une tirade … Lire plus

Les contraires réunis – Christian Satgé

Petite fable affable Un coléoptère se voyait en Grand roiDu peuple de l’herbe, un peu trop l’étroitDans son rôle et rang de tout petit insecte :« Si seulement j’avais fondé une secte,Je serais riche à foison et un gourouRévéré de serviles car mon courrouxAssombrirait les nues, ferait – malepeste ! –Tomber la pluie ou rendrait … Lire plus

Folle jeunesse ? – Christian Satgé

Petite fable affable Un galapian de mes amis,Si menteur qu’on ne le croyait mie Quand il disait le vrai, sans largesses,Mais sans non plus de petitesse,Oscillait entre sage folieEt folle sagesse. Cette lieÉtait pourtant un fin philosophe,Qui me plaisait dans ses apostrophes. La vie n’avait posé de licouSur son col qu’elle roua de coups.Il aimait à … Lire plus

La vieille femme et ses fantômes – Pacafou

Elle marche. Dans les rues, dans les bois, tout le jour, tous les jours, elle marche. Entend-elle  les chants d’oiseaux ? Voit-elle le printemps qui s’achève, les feuilles timides encore, les oiseaux audacieux, les insectes téméraires ? Elle marche. Ses longs cheveux gris, raides et gras encadrent un visage sans grâce. Elle marche. Et elle … Lire plus

La Pie bavarde, Oscar Main Morte

« Plane, plane Toi l’oiseau, la pieAu plumage noir et blanc, Oiseau de nuit Jacasse et gémissant Dans ton nidTel un alcoolique mécréantEn Seine saint DenisPar-dessus tout désirantUn printemps infiniPlane, plane… Toi l’être volant Dérobant depuis la nuit des tempsUn rêve inné A l’humanité »  

Dans mon rêve

Courbe sexy sur fond pourpre parfumé Chemin qui rampe et zigzag à mes pieds Je poursuis une silouhette assez lointaine Je voudrais bien me rencontrer dans mon rêve Silence en maitre et avenues nouvelles Je respire une mélodie à la fois inconnue et familière Serais-je mort dans un monde parallèle ? Je voudrais le savoir dans … Lire plus

À Celle… que je n’ai vu que de dos – Aldrick Le Mat

  À Celle que je n’ai vu que de dos Et qu’aucune lèvres ne m’a souri. Elle qui de ces cheveux en radeau Tressent des rêves et m’y laisse soumis. C’est Elle que j’aurai imaginé Dans ses lumières aveugles et inexactes Qui dans un éveil m’a illuminé C’était Elle, dont l’ombre faisait acte. Je ne … Lire plus

La sirène Rose -Oscar Main Morte

Une sirène rose déchaînant les tempêtesAu-dessus des flots, elle n’en fait qu’à sa têteSon regard morose ouvre le temple des rêvesEt ses chants osent tromper la mort elle-même Une sirène rose animant le cielLa beauté des mots ne dépend que d’elleEt la lumière ne se clos qu’à son sommeilElle est la muse des mythes et … Lire plus

Rendez-vous comme à chaque nuit, Oscar Main Morte

Lointaine, profonde et belle existence Où le vent vient me murmurer Chorégraphié de sa belle danse Une ode à ta beauté Face à face avec les étoiles Ou sont-ce tes yeux diamantés ? Qui font briller la toile Où je t’écris ces mots cotonnés Larmoyante jusque dans la mer Manquante à ma noyade Cette larme … Lire plus