Le poète rêveur – Dominique Maragna

Un murmure : C’est le souffle léger du vent
Qui soulève le feuillage des arbres.
Un sourire : C’est de la joie sur des visages
D’enfants, c’est de la beauté dans les cœurs.

Le temps : Obscur débat de la vie,
C’est un violent combat contre la mort.
C’est une vision qui se cache derrière
Les saisons aux ailes frémissantes.

La mer : Immense miroir qui brise les bateaux,
Le temps s’engouffre au fond des grottes marines,
Imperturbable, et l’impétuosité des vagues
Me pousse vers d’autres continents.

Le ciel : Merveilleux espace lumineux rempli d’étoiles Éternelles, semant la poussière sur leur chemin.
Étincelles d’espoir, éclairant parfois la route
Aux voyageurs indécis et courageux.

Le vent : Souffle du temps venu d’un gouffre amer,
Abîme sans fond, fluide galactique,
Il fait gémir les pauvres, éparpille les nuages.
Le vent tourne les pages de la vie.

De ces instants qui ont brûlé mes racines,
Il ne reste que des cendres encor fumantes.
Sur mon esprit de marbre, en ma mémoire
Noyée, je cherche des bribes de souvenirs.

Perdu dans le nu de ce paysage tourmenté,
Essoufflé par tant de vains efforts,
Je n’ai point trouvé la pierre de l’alchimiste,
Je retourne au point de non-retour.

Le poète que je crois être va chercher
Dans les étoiles ces fleurs froissées
Que tu aurais voulu avoir en tes mains,
Que j’aurais voulu t’offrir, tel un cadeau.

Je m’en irai par delà les forêts magiques,
Je sécherai mon lacrymal avec mes souvenirs.
Les elfes me suivront et murmureront :
“ Regardez! C’est le poète! C’est lui, le rêveur! ” …
——————————————————————–

Ô ! Ciel de vie d’où palpite
L’âme d’un Génie créateur !
Partagerons-nous le sort
De ces cités assassines ?

O ! Terre ! Toi qui enfouis
Sous tes entrailles le feu de la colère,
Sauve-nous de ce brouillard !

Mouvements incandescents qui me déchire,
Les brûlures de mon esprit me lacèrent.
Ces mouvances du temps
Me libère un peu de mon désespoir.

Est-ce ces roses à peine naissantes
Que l’on décapitent qui embaument
De leur arôme le reste de mon âme ?
Ah ! Essence enchanteresse
Qui s’évapore au creux de mes mains !

Les senteurs de ces parfums audacieux
Se perdent dans la nuit des temps.
Est-ce toi, l’enfant roi qui apportera
Un peu de joie en mon esprit de sel ?

Que de sourire ! Que de bonheur !
Ces oiseaux aux ailes majestueuses
Qui s’envolent sous d’autres îles
Me laisse songeur.

Mon corps à découvert,
Mes rêves se sont enfuis.
A demi-nu sous cet univers,
Je lis ma vie à contre-jour.

Je regarderai l’or du soleil couchant
Qui s’endort au-delà des collines,
Je verrai la lune jouer avec les flots,
Et, quand j’aurai terminé ma longue marche,
Alors, je m’endormirai sur mes pensées,
Attendant avec impatience un jour nouveau…

le poète rêveur

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Véronique Monsigny
Membre
27 octobre 2015 16 h 07 min

Bien venu(e) Dominique, c’est beau et puissant comme un bloque de marbre renfermant mille vies à extraire. Continuez à sculpter la pierre pour en extraire vos mots, Je les lirai avec plaisir. a bientot.
amitiés de Poète