L’affliction pudique – Jean-Marie Audrain

Mesdames, mes demoiselles, mes ciels…messieurs,

bonjour, ou bon sang de bonsoir.

Quand je travaillais dans l’effraction pudique…la fonction publique, mes potes me traitaient de planté… de planqué…pour dire que je me la douchait cool…que je me la coulait douce.

Il faut dire qu’entre les congés femme a dit…mâle a dit et l’éternelle trouvaille…le télé travail, il nous restait peu de temps pour batailler… pour travailler.

Moi je plaignais l’état stylo…les dactylos car sur leurs matrices à médire…machines à écrire, elle suçaient les droits… elles s’usaient les doigts.

Elles frappaient scieurs de menthe…si ardemment que le bruit nous écouillait les haches…nous arrachaient les ouilles… les ouies.

Moi, je que j’aimais bien c’était la cantine…surtout l’essoreuse…les serveuses…des affreuses antibaise…. des afro antillaises. Dans la purée, elles me faisaient des vagues avec leurs gants de baigne…leurs dents de peigne, du moins elles me le léchaient couard… me le laissaient croire !.

Dans mon service, il y avait de pieux péchés…de vieux PC  Ils connaissaient même nos vrais noms…nos prénoms, affichés au rez des mages… au démarrage .

J’ai oublié de vous dire que j’étais dans l’éructation carcérale…l’Education Nationale, chargé des comtes, pas ceux pour les enfants mais ceux pour mon réducteur…mon directeur qui pour tomber en sieste avait besoin que je lui moule les boulons…que je lui compte les moutons , plutôt.

Pour dire que c’était un métier pas si con, mais con…

Pas si compliqué, mais consternant.

Eructant non ?… ; Etonnant non ?

 

A zyeuter ici :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires