Le vieil instit’ – Christian Satgé

Petite fable affable

Quelque maître d’école pestait dans sa barbe
Contre l’édile du lieu, connu blanc bec,
Qui allait le contraindre à manger les joubarbes
Par les racines, alors que ce p’tit pète-sec
Il l’avait nourri, non de séné et de rhubarbe,
Mais d’Humanités et abreuvé, petit mec,
Au sein généreux des plus saines sciences
Y perdant son temps, y usant sa patience.

Adulé des jeunes et idole des vieux,
L’élu morgue désormais qui, de son mieux,
Fit pour le faire ce qu’il est alors qu’il plaide
Gratitude, fraternité,… au nom du mandat reçu.
Le professeur qui vit corps coincé en pardessus
Sous toit branlant, alpague et rappelle au bipède :
« Les hommes sont comme les pigeons : tu les aides
À prendre de la hauteur,… ils te chient dessus ! »

© Christian Satgé – 03/09/2018

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Christian Satgé

Christian Satgé (834)

Obsédé textuel & rimeur solidaire, (af)fabuliste à césure… voire plus tard, je rêve de donner du sens aux sons comme des sons aux sens. « Méchant écriveur de lignes inégales », je stance, en effet et pour toute cause, à tout propos, essayant de trouver un équilibre entre "le beau", "le bon" et "le bien", en attendant la cata'strophe finale. Plus "humeuriste" qu'humoriste, pas vraiment poétiquement correct, j'ai vu le jour dans la « ville rosse » deux ans avant que Cl. Nougaro ne l'(en)chante. Après avoir roulé ma bosse plus que carrosse, je vis caché dans ce muscle frontalier de bien des lieux que l'on nomme Pyrénées où l'on ne trouve pire aîné que montagnard.

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Anne Cailloux
Membre
3 septembre 2018 20 h 42 min

Vous savez ce que je vais vous dire ! j’adore
vous m’offrez un sourire qui avait disparut
et comme me disait un malade que j’aimais beaucoup: Ne nourrissez pas trop les pigeons. N’oubliez pas, que tout ce qui monte redescend..
Anne..