Le temps qui ne supporte pas- Fattoum Abidi

Le temps qui ne supporte pas

Le temps qui ne supporte pas

Traverser vers l’avant,

Il a tant de choses à faire,

 

Tant de choses  sont opprimées,

Tant de  libertés sont violées,

Tant de dignités  sont frustrées.

Le temps qui ne supporte pas

Avancer sans jouir de ses pleins droits,

 

Le moment est rebelle, l’instant

Se confie aux fibres de la souffrance,

Les âmes nobles refusent la servitude

Des douleurs infligées, le corps gémit d’injustice.

 

Le temps qui ne supporte pas

Se déplacer les aiguilles,

Narcissique le moment demande

À réaliser ses doctrines universelles,

 

Les idées sont bouclées dans la prison

 De l’obscurité, la lumière se porte bénévole.

La révolution de l’âme

Survole l’espace de la liberté,

 

La plume griffonne ses soucis,

Le pinceau peint, des couleurs

S’indignent, la palette dessine son fresque

Se manifeste contre les maux de la terre.

 

© Fattoum Abidi

04.11.2018

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Fattoum Abidi

Fattoum Abidi (1)

Après des études universitaires en philosophie à Tunis et en littérature française à la Sorbonne Paris IV, Fattoum Abidi, Tunisienne d’origine, est aujourd’hui fonctionnaire à la télévision.
Depuis l’âge de 14 ans, elle aime écrire et peindre. Elle a d’ailleurs trois romans à son actif en cours d’achèvement. Et elle prépare ses expositions personnelles de peinture dans l'art contemporain. Et elle a participé dans des e books de poésie avec des poètes de tous les coins du monde suite à des concours de groupes sur facebook

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Christian Satgé
Membre
4 novembre 2018 20 h 34 min

Toujours égale à vous même Fattoum. Continuez à nous enrichir de vos réflexions…

Eric de La Brume
Membre
4 novembre 2018 14 h 05 min

j’aime bien ton texte, il porte à la réflexion, mais je ne sais pas si c’est “Le temps qui ne supporte pas avancer sans jouir de ses pleins droits” car le temps n’a pas d’état d’âme, il ne fait que passer, mais je dirais que c’est plutôt nous qui ne devons plus jamais supporter des temps où on force les gens d’avancer sans jouir de droits et là où je suis entièrement d’accord avec toi c’est quand tu écris

“La plume griffonne ses soucis,
Le pinceau peint, des couleurs
S’indignent, la palette dessine son fresque
Se manifeste contre les maux de la terre.”

Oui, la plume, sous quelque forme que ce soit doit se manifester contre les maux de la terre et être un cri de réprobation!

Juliette Borminez
Membre
4 novembre 2018 13 h 13 min

Ainsi le récit prend forme dans la narration d’une prison de l’âme.