Le cri – Myriam Soufy

 

Les saisons déchantent
Les notes sont rebelles 
Le printemps ravale ses jasmins
L’été a baissé ses armes
Ta peau est le plus beau des sanctuaires
La nostalgie se dessine sur les ailes d’un papillon 
L’automne perd une à une ses feuilles
Le camaieu des cadavres heurte les pas insouciants des passants
Quand cesseras-tu de me marcher sur les pieds ?
Les nuages  hiverneux sont gorgés de chagrin 
Le ciel pleure à sang et à verse
La ronde des enfants s’est tue 
La mer crache les rêves démesurés
Tu croyais vraiment à l’autre rive ?
Le sable enterre les hommes 
Rebelle, l’eau bouffe la vie des mômes 
Les mamans prient 
Le ciel fait la sourde oreille
Ça ne sert à rien de pleurer tu sais ?
Le bruissement des arbres est complainte
Les volcans sont lave 
Le feu est pureté 
La lune sans soleil n’est que froidure
Ton rire est mon refuge secret
Le soleil n’est rien sans les yeux de l’homme
L’océan peut accoucher d’une étoile 
L’étoile qui meurt n’est que voeu naissant
Alors souviens toi
Que “dans chaque merveille il y a désolation 
Que dans chaque désolation se cache une merveille “
Souviens toi
L’éternité n’est que croyance 
Tout est métamorphose

.

©Myriam Soufy – 12/03/2019

 

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