Dans le blanc des yeux – Lucienne Maville-Anku

 

Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des deux
Le passé qui nous a blessés
Le passé qui nous a meurtris
Le passé qui ne nous a ménagés
Le passé qui nous a surmenés
Le passé qui nous a malmenés
Sans merci
Le passé qui nous a brisés
Le passé qui nous a tant broyés
Le passé tenu pour responsable
Des succès de nos échecs
Et des échecs de nos succès
Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
Fuyants qu’on ne soit
Quand le passé vient se présenter
Le passé qu’on a rejeté
Le passé qu’on a refoulé
Le passé qu’on a occulté
Le passé qu’on a idéalisé
Le passé qui nous a offensés
Le passé qui nous a désillusionnés
Fuyants qu’on ne soit
Quand le passé vient se présenter
Et qu’on ne l’a pas invité
Que prompts on ne veuille l’éviter
Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
De noblesse n’est-ce acte
Que de s’arrêter
De marquer une pause
Et de s’avouer avec humilité
Que sans lui l’on n’est
Et que n’est non plus son présent
Sans son passé
Complétude d’incomplétude
Incomplétude de complétude
Incomplet on est sans son passé
Et inexistant est son présent
Illusion de fantasmes
Fantasme d’illusions
Construction sans fondation
S’effondre la charpente de son soi
..
Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
Et s’avouer comme à son soi blessé
Devant ses pertes qui tant et tant
Tant de joies et tant de plaisirs
Et tant de bonheurs et tant de droits
Nous ont volés et piétinés et bafoués
Tant de bonheurs et tant de droits
Nous laissant que…malheurs ?
Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
….
Et se dire qu’on veut
Qu’on veut vouloir guérir
Quand à sa guérison
Plus on n’a plus cru
….
Et son passé regarde
Regarde dans le blanc des yeux
Son présent
Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
Et sans abarras
Sans baisser les yeux
Devant ce géant
Quelque que soit sa taille
Qu’à la vue de sa lance
De lui on n’ait peur
Comme un créancier nous menaçant
Exigeant de nous dans l’immédiat
De dettes que l’on doit
Le remboursement
Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
Et le voir différemment
En lui un ami et pas un ennemi
Un allié du même camp
Et non plus son adversaire
Le passé pour nous est toujours là
Et dans le présent du maintenant
Pour éclairer notre aujourd’hui
Veut-il un sens trouver
La main d’association
Va-t-on la lui donner
Lui qui la tend
Pour une réconciliation
De son soi avec son soi
Et de sa guérison
Avec lui marchant
Bras-dessus bras-dessous
Bras-dessous bras-dessus
Cheminant
L’un de l’autre amoureux
Avançant
Il nous faut du courage
Pour le regarder
Son passé
L’admettre
Son passé
Le faire pour son présent
Et entre les deux ne se mettre
Ne s’ériger pour les séparer
Au risque de s’écarteler
..
Reviendra toujours
Ce qui n’a pas été réglé
Ce que l’on a camoufflé
Et couvert de couches
De mascara d’apparât
….

Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des deux

Le passé qui nous a blessés
Le passé qui nous a meurtris
Le passé qui ne nous a ménagés
Le passé qui nous a surmenés
Le passé qui nous a malmenés
Sans merci
Le passé qui nous a brisés
Le passé qui nous a tant broyés
Le passé tenu pour responsable
De succès d’échecs
Et d’échec de succès
De sa vie

Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux

Fuyants qu’on ne soit
Quand le passé vient se présenter
Le passé qu’on a rejeté
Le passé qu’on a refoulé
Le passé qu’on a occulté
Le passé qu’on a idéalisé
Le passé qui nous a offensés
Le passé qui nous a désillusionnés
..
Fuyants qu’on ne soit
Quand le passé vient se présenter
Et qu’on ne l’a pas invité
Prompt qu’on ne soit à l’éviter

Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux

N’est-ce acte de noblesse
Que de s’arrêter
De marquer une pause
Et de s’avouer avec humilité
Que sans lui l’on n’est
Et que n’est non plus son présent

Complétude d’incomplétude
Incomplétude de complétude
Incomplet n’est-on sans son passé
Et inexistant est son présent

Illusion de fantasmes
Fantasme d’illusions
Construction sans fondation
S’effondre de son soi la charpente
..
Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
Et s’avouer comme à son soi blessé
Devant ses pertes qui tant et tant
Tant de joies et tant de plaisirs
Et tant de bonheurs et tant de droits
Ont volés et piétinés et bafoués
Tant de bonheurs et tant de droits

Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux
….
Et se dire qu’on veut
Qu’on veut vouloir guérir
Quand à sa guérison
On n’a plu cru
….
Son passé regarde
Dans le blanc des yeux son présent

Il faut une dose de courage
Pour le regarder
Son passé
Le regarder dans le blanc des yeux

Et sans abarras
Sans baisser les yeux
Devant son géant
Quelque que soit sa taille
Qu’on n’ait peur à la vue de sa panse


Un créancier nous menaçant
Exigeant de nous dans l’immédiat
Le remboursement de dettes qu’on droit

Il faut du courage
Pour le regarder son passé
Le regarder dans le blanc des yeux

va-t-on lui faire des concessions

Et le voir différemment
En lui un ami pas un ennemi
Un allié du même camps
Et non plus un adversaire

Le passé pour nous est toujours là
Et dans le présent du maintenant
Veut-il un sens trouver
Pour éclairer notre aujourd’hui
La main d’association il tend
Pour une réconciliation
De son soi avec son soi
Et de sa guérison

Avec lui marchant
Bras dessus bras dessous
Bras dessous bras dessus
Cheminant
L’un de l’autre amoureux

Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé

L’admettre son passé
Le faire pour son présent
Et entre les deux ne se mettre
Ne s’ériger pour les séparer
Au risque de s’écarteler
..
Reviendra toujours
Ce qui n’a pas été réglé
Ce que l’on a camoufflé
Et couvert de couches
De mascara d’apparât

Il faut du courage
Pour le regarder
Son passé

@Lucienne Maville-Anku, 09/06/21, 12:04
(Extrait d’ébauche de texte)
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Lucienne Maville-Anku

Lucienne Maville-Anku (509)

"C'est en écrivant que j'apprends à écrire."
Je suis originaire de la Martinique, une des charmantes petites iles de la Caraïbe, et vis au Royaume-Uni.
J'écris depuis de nombreuses années, et ce sont les autres, dans un premier temps, qui par leurs nombreux encouragements et appréciations a la lecture de mes textes m'ont aidée à prendre conscience que j'avais des talents à valoriser.
Ce désir d'écrire et de mieux écrire qui niche en moi depuis l'âge de 15 ans n'a jamais cessé d'aller croissant. Aussi, j’expérimente que c'est le fer qui aiguise le fer, et que plus j'écris, plus je désire écrire, et apprends de la sorte à écrire en autodidacte, par le soupir, par le désir, comme un feu qui s'attise.
La Poésie elle-même m'enseigne, j'apprends d'elle et découvre plus de sa beauté et sa diversité en lisant et en appréciant ce que d'autres écrivent et expriment, notamment sur cette plateforme, terrain de partage et d'expérimentations où foisonnent tant de talents qui m'émerveillent. C'est une vraie galerie d'arts uniques.
J'écris et développe cet art d'écrire en cultivant ma relation avec la Poésie, 'bon pédagogue’ qui m'instruit et m'éduque, et l'écriture elle-même qui comporte aussi des vertus thérapeutiques contribue à mon développement personnel. Cependant, j'ai souvent désiré participer à des programmes de formation pour parfaire mes talents et la stylistique.
J'ai compilé déjà plusieurs recueils de textes poétiques que je souhaite "dé-confiner" pour les mettre à profit, partant du principe que ce que l'on partage, on le gagne, et ce que l'on garde, l'épargnant à l'excès, on le perd.

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Alain Salvador
Membre
11 juin 2021 8 h 29 min

Le courage est de s’accepter dans notre passé, tel que nous étions et où nous ont mené nos erreurs. De toute façon, si nous ne le faisons pas, nous nous renions et ne tirons aucune expérience de nos échecs comme de nos réussites .