
Chargé d’effluves d’orange
L’air vif aiguise les sens
Des passants qui dérangent
Dans leur furtive présence
Les étals qui fleurent bon
La truffe et le jambon
Chargés de lourds cadeaux
Butant dans les badauds
Manquant de piétiner
Les clochards avinés
Les gens ivres de joie
Modestes ou bien bourgeois
Dépensent sans compter
Dans des futilités
Tous très surexcités
A l’aube du nouvel an
Font mille civilités
A n’importe quel passant
La fièvre se répand
Dans la ville, ses artères
Chacun en galopant
Entraîne toutes ses affaires
Pour chez soi revenir
L’esprit plein de passion
Jouir des fêtes à venir
Par anticipation
La fièvre mercantile de la veille au soir !