” A MA RIDE QUI SE CREUSE” Yvon Gutierres

À MA RIDE QUI SE CREUSE…

 

Ma ride qui se creuse

Par l’âge des souvenirs

Ou l’empreinte douloureuse

De tout ce temps passé,

A laissé à mon cœur,

Des regrets lumineux

De ces amours d’antan

Qui ne furent consommés.

 

Et me voilà tout seul

Presque au bout de ma vie,

Dans l’espoir interdit

Qui brûle au fond de moi,

De rencontrer une âme

Qui veuille bien partager,

Mes envies, mes passions

Mes pleurs et mes délires.

 

Si mes pensées sont pures.

Qui règne au fond de moi… ?

Cet être qui bouillonne

Qui respire et qui vit.

Que j’aimerais connaître.

Sera-t-il à jamais,

Mon double méconnu… ?

 

Mes yeux bleus sont troublés

Au regard du miroir

Dont le reflet me dit

-Regarde toi l’ami,

Qu’as-tu fait de tes dires… ?

Qu’as-tu fait de tes actes…?

Tu n’es que l’apparence

Que ce que t’as semé…

 

-Ne chagrine plus ton cœur

Et cours à la récolte

Il te reste du temps,

À vivre tes émotions…

 

Elles vinrent dans le sillon

De ma ride, qui se creuse

Pour adoucir mes maux

Du reflet vérité…

 

Yvon le 29/03/07

0 0 votes
NOTER LE TEXTE

Nombre de Vues:

17 vues
Yvon Gutierres

Yvon Gutierres (31)

Ancien ouvrier chaudronnier, il me plaisait de donner une vie au métal, lui insuffler un mouvement, il m’arrivait parfois pour ne pas oublier une phrase, un quatrain d’écrire à la pointe à tracer sur une feuille de métal. J’ai quitté l’école très tôt pour travailler et aider mes parents. Ayant quelque problème avec la langue française, je me suis mis à lire et à aimer la poésie et aujourd’hui je suis heureux d’avoir pu faire éditer mon premier recueil de poèmes chez Edilivre qui me permet de faire partager mes bonheurs, mes amours et mes angoisses.
Je n’ai hélas guère le temps de m’occuper de la promotion de mon recueil, je suis un vieux monsieur débordé, j’ai du mal à finir mon deuxième recueil de poésie et le livre que j’ai commencé, il y a dix ans.

S'abonner
Me notifier pour :
guest
8 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Brahim Boumedien
Membre
17 janvier 2016 16 h 03 min

“La ride qui se creuse, mon cher Yvon, est un indicateur de bonification qui devrait te réjouir au lieu de t’attrister. C’est un peu comme ce bon vin que les connaisseurs et les connaisseuses se vantent de déguster parce qu’ils ont eu la chance de le trouver. Ces longues années passées à te bonifier ont fait de toi l’ami digne de considération, d’estime et de respect dont la famille de “Plume de Poète” et à sa tête Alain, est fière de te compter parmi ses membres, toi qui partage avec nous de si belles choses ! Merci, mon ami !

Amitiés.

Brahim.

Véronique Monsigny
Membre
17 janvier 2016 15 h 29 min

une bien belle ride assurément qui dit la beauté d’une vie. Bravo et merci Yvon pour cet intime partage !

Plume de Poète
Administrateur
17 janvier 2016 13 h 47 min

J’apprécie toujours autant votre écriture Yvon et ce poème est rempli d’émotions, de sentiments, de certainement ce qui m’attends, d’un tas de choses avec des images plein la tête . . .
Merci pour ce beau partage.
Amitiés,
Alain

Fattoum Abidi
Membre
17 janvier 2016 13 h 44 min

Bonjour Yvon j’ai lu et j’ai apprécié votre beau et touchant poème. Les feuilles de fer et les choses de la vie vous ont donné beaucoup de sensibilités enrichissantes
Mes amitiés