Nous avons ôté le grain de l’ivraie – G Cambon

Nous avons ôté le grain de l’ivraie

Dans l’hiver où ploient nos solitudes

Il nous reste à vaincre la lassitude

Posé sur l’épaule sans autre regret…

 

L’oiseau sacrifie le feu au doux venin!

Quand les larmes arides sèchent les pas

Du mendiant assis, la sébile à la main,

L’ogre se satisfait d’un unique repas!

 

Aux matins gelés, tout se consume

Combien d’ivresses avons-nous vécu?

Une femme veuve dérobe trois écus

Liant sa tristesse au vol d’une plume!

 

Faut-il briser le sel de l’innocence

face aux cris du troupeau? Tétant

à la gourde un souvenir d’enfance

je vais marcheur, silencieux pénitent …

 

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Georges Cambon

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Ancien libraire, j'aime la poésie et la politique d'où mes choix, parfois, de textes engagés! Mes poètes préférés sont Aragon, Verlaine, Mallarmé et Valéry!

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Fattoum Abidi
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27 mai 2020 20 h 31 min

Merci et bravo poète pour ce magnifique poème fort touchant, bonne continuation.